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Un film comique avec, en toile de fond, l’époque esclavagiste, pourquoi pas ? Avant même la sortie du long-métrage, des voix s’élèvent sur Facebook pour dénoncer « le film
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de la honte » et appeler au boycott. « Impossible de rire de la traite négrière et de ne pas respecter la mémoire des victimes », lit-on sur le réseau social.
Rectification par les réalisateurs et protagonistes du film, Ngijol et Eboué dans une interview vidéo à respectmag.com (voir la vidéo): « On ne se moque pas de la traite négrière mais des deux personnages ». Une nuance importante soulignée par la journaliste Fatou Biramah : « Ce n’est pas un film comique sur l’esclavage mais sur la période de l’esclavage. On doit s’en servir pour faire passer un message que la France refuse d’entendre ».
Complexe du dominé et lutte des couleurs
Ce que voient certains Noirs, ce sont des Blancs qui rient de leur souffrance. D’autres observent des Noirs railler leurs ancêtres. Pour les Indigènes de la République, il s’agit d’un racisme intégré aux minorités ethniques qui viennent rire de leur propre caricature. « Le Jamel Come-dy Club [dont sont issus les deux comédiens, ndlr], c’est l’adaptation française du Minstrel show, ces spectacles racistes américains où les Noirs venaient se «moquer« d’eux-mêmes pour divertir un public blanc ». Reste que le public du Comedy club, lui, est de toutes les couleurs.
En réalité, la colère réside dans l’absence de film sérieux sur le sujet. Sous-entendu, quand il s’agit de tourner en dérision des Noirs, les financements sont là. « Tout le monde attend un long-métrage dramatique sur ce sujet. On ne demande pas la pitié mais de la compréhension, car ces faits marquants ont déstructuré toute une communauté dans le monde entier », rappelle Almamy Kanouté, militant associatif. Retrouvez l'article intégral dans le nouveau Respect Mag "100% Noirs de France" en kiosque !
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