Les protections hygiéniques deviennent gratuites sur les campus

Crédit : Natracare / Unsplash
  •  
  •  
  •  
  •  

C’est une victoire de la Fage, la Fédération des associations générales étudiantes. Dès la rentrée 2021, toutes les étudiantes et étudiants transgenres auront accès à des protections hygiéniques gratuites sur les campus, dans les restaurants et cités universitaires. Des mesures qui interviennent après la publication par l’association d’une vaste enquête sur la précarité menstruelle des étudiantes.

Dans notre enquête, une étudiante sur trois a estimé avoir besoin d’une aide financière pour financer ses protections menstruelles“, rappelle Cécile Thevenet, attachée de presse de la Fage, l’association qui a mis en lumière le problème de la précarité menstruelle dans cette enquête réalisée auprès de 6500 étudiantes âgées de 18 à 25 ans fin 2020. La dépense moyenne pour les protections uniquement est entre 5 et 10 € par mois pour 46 % d’entre elles et, pour la moitié des étudiantes, viennent s’ajouter d’autres dépenses (médicaments antidouleurs, achat de vêtements, sous-vêtements, literies) allant jusqu’à plus de 20 € par mois. Un budget qui pèse lourd sur les finances des étudiantes qui, pour certaines, ont avoué dans cette enquête fabriquer leurs protections pour faire des économies.

Des protections bio en libre-service sur les campus

Dès la rentrée prochaine, toutes les universités et services de santé universitaires devront mettre à disposition des protections jetables gratuites sans pesticides. Une belle avancée pour la Fage qui souhaite aller encore plus loin en travaillant actuellement sur des partenariats pour proposer des protections périodiques réutilisables. “Nous travaillons, par exemple, avec Dans ma culotte, une marque de culottes menstruelles avec l’idée de proposer des distributions gratuites sur les campus“, poursuit Cécile Thevenet. L’objectif est ensuite plus largement de continuer à briser le tabou des règles et de ses conséquences. Une étudiante sur dix déclare avoir déjà dû manquer un cours ou le travail, par peur des fuites et que leurs règles soient vues. Le manque d’accès à des médicaments ou à un soutien médical pour traiter les douleurs, l’endométriose ou les syndromes prémenstruels invalident encore plus les personnes concernées. “La précarité menstruelle a donc des impacts physiques, mentaux et sociaux néfastes pour les étudiantes les plus précaires et c’est sur ces sujets que nous allons travailler à présent.


  •  
  •  
  •  
  •  
Written By
Autres articles de Sandra Coutoux
Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.