“Les petites filles ont besoin de nouveaux modèles”

Crédit : Rich Vintage / Getty Images
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Aurore Bisicchia est cofondatrice du magazine Chut! le magazine à l’écoute du numérique, qui fait entendre la voix des femmes face aux enjeux liés aux nouvelles technologies. Elle nous explique comment elle a surmonté le syndrome d’imposture qui touche de nombreuses femmes entrepreneures.

Aurore Bisicchia- Crédit Valentine Zeler

Quel est ton parcours ?

Je me suis lancée en freelance dès 2009, en tant que rédactrice de contenus web. C’était déjà un saut dans le vide après des années passées en entreprise. Quelques temps plus tard, j’ai créé une agence de communication et, en 2018, l’idée de créer un média dédié au numérique a germé. Il y avait cette envie de porter plus haut la voix des femmes, de faire entendre nos points de vue, dans le secteur des nouvelles technologies qui impactent tant nos vies. Aujourd’hui, dans notre dernier numéro par exemple, nous avons traité le sujet de la prise en charge de la santé des femmes à travers le big data. Pour arriver à prendre toute notre place, et surmonter les doutes, l’accompagnement par des incubateurs Paris and Co et Créatis a été essentiel pour transformer le doute de façon constructive. Partager avec d’autres entrepreneurs permet de prendre du recul. J’ai découvert que je pouvais apprendre de nouvelles choses sans me dévaloriser.

Comment inciter les femmes à se faire confiance dans l’entrepreneuriat ?

On fait rêver les petites filles avec des princesses, et ce qui manque, c’est une diversité de représentations du féminin, afin que toutes les petites filles puissent choisir qui elles veulent être, sans douter d’elles-mêmes et de leurs compétences. Les petites filles ont besoin de nouveaux modèles. Aujourd’hui, je fais partie de celles qui accompagnent des femmes à travers le programme Source porté par Créatis. C’ est un programme gratuit, financé à l’aide du Fonds social européen, destiné aux femmes inspirées mais éloignées de l’écosystème des médias et de la culture. 12 projets ont été sélectionnés parmi lesquels Kôdô, une plateforme de diffusion et de valorisation de contenus culturels académiques et scientifiques ou encore L’oeil-Ayn’ al Arab, une revue semestrielle qui traite de l’actualité socioculturelle du monde arabe. Créer un média ou une plateforme culturelle est un marathon, et il faut tenir dans la durée, nous sommes là pour aider ces femmes à relever le défi.


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