Cyberharcèlement : comment protéger vos enfants des violences numériques ?

Crédit : Rodion Koutsaïev -unsplash
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Selon l‘association e-enfance, un adolescent sur dix déclare avoir été déjà victime de cyberharcèlement. Pour répondre à cet enjeu de société, le gouvernement vient de créer le 3018, le nouveau numéro national contre les violences numériques. Chantage à la webcam, revenge porn, haine en ligne… Voici quelques outils pour réagir à ces phénomènes.

Le 3018, gratuit et anonyme

Le 3018 est accessible par téléphone 6 jours sur 7, de 9 heures à 20 heures sur 3018.fr, par tchat en direct ou via Messenger et WhatsApp. Cette plateforme bénéficie d’une capacité d’intervention unique en France via une procédure de signalement accélérée pour obtenir la suppression de contenus ou de comptes illégaux en quelques heures. C’est la fréquence des propos et leur teneur insultante, obscène ou menaçante qui constitue le harcèlement défini par la loi du 3 août 2018. Le cyberharcèlement de meute, aussi appelé « raid numérique », y est défini. L’infraction est constituée lorsque les propos ou message injurieux sont « imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation de l’une d’elles  ».

Cyberharcèlement : que dit la loi ?

Le cyberharcèlement, les messages injurieux, les photomontages blessants ou encore les menaces par mail ou sur les réseaux sociaux sont punis par loi. Les cyberharceleurs mineurs s’exposent à une peine de 18 mois de prison et de 7 500 € d’amende si la victime est aussi mineure. Si l’auteur est majeur, il risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros si la victime à moins de 15 ans. La mise en ligne d’images intimes d’une autre personne sans son consentement est un délit passible d’une peine de deux ans de prison et 60 000 € d’amende.

Quel est la première chose à faire en cas de cyberharcèlement ?

Le premier réflexe à avoir est de tout enregistrer, de prendre des captures d’écran des messages, de récupérer les liens de vidéos YouTube, de streams sur Twitch, etc. Dans le cas d’un cyberharcèlement de meute, il faut enregistrer le message qui va engendrer le raid, et toutes les réactions. L’objectif est de récupérer des preuves avant d’aller porter plainte.


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