Après le confinement, les Français veulent-ils plus s’engager ? Réponse dans le Baromètre de la fraternité

Plus d'entraide après le confinement ?

Le Labo de la fraternité, regroupant Coexister, Unis-cité, Kawaa, Singa, le Pacte civique, Fraternité générale, La Fabrique Spinoza et la Cloche, publie, en cette Journée internationale du vivre-ensemble en paix, un Baromètre de la fraternité. Comment les Français perçoivent-ils les questions de solidarité ?

Cette étude a été réalisée par l’Ifop en pleine crise sanitaire. 2 000 personnes ont été interrogées entre le 17 et 22 avril, durant le confinement. Une période propice à la réflexion concernant le jour d’après et à l’émergence d’actions de solidarité au quotidien. Vidéos et reportages ont montré que de nombreux citoyens se sont entraidés au cours de cette période particulière. Ce sondage vient le démontrer.

Renforcer la cohésion nationale

7 Français sondés sur 10 déclarent avoir téléphoné à des personnes isolées, 4 citoyens sur 10 (et près d’un Français de moins de 24 ans sur deux) ont affirmé avoir applaudi à leur fenêtre à 20 heures. Un tiers des sondés ont, eux, dit avoir fait des courses pour des personnes âgés et 2 interrogés sur 10 sont de l’avis que cette période les a rapprochés de leurs voisins. Certains ont même déclaré avoir donné un peu d’argent à des associations

Pour autant, le monde de demain ressemblera-t-il à un monde plus ouvert, plus solidaire ? Une bonne moitié des interrogés semble être de l’avis que le coronavirus peut « causer un repli des Français sur eux-mêmes ». C’est sans doute dû en partie à la peur de se rapprocher des autres et à la crainte de tomber malade.

Pour autant, comme on l’a vu avec les initiatives solidaires qui ont fleuri un peu partout sur le territoire, près de la moitié des interrogés estiment que la pandémie peut, au contraire, « renforcer notre cohésion nationale ».

Plus de services civiques ?

En outre, 7 Français sur 10 affirment que l’action collective avec des personnes différentes est importante, voire indispensables. 3 sondés sur 10 déclarent par ailleurs que l’engagement pour l’intérêt général est une priorité, avant même l’engagement pour ses proches. Les plus jeunes des interrogés sont plus nombreux à le penser que l’ensemble des sondés. D’où l’idée d’encourager la mobilisation des plus jeunes, par exemple via le développement de l’offre de services civiques.

Enfin, près de 4 Français sur 5 aimeraient agir davantage avec des personnes différentes. Ce chiffre a grimpé en un an, selon le Baromètre de la fraternité. Mais beaucoup (plus d’un sondé deux deux) n’agissent pas par manque d’occasion.

Il n’y a plus qu’à leur en donner, des occasions.


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