A Roland-Garros, les Français en tennis-fauteuil brillent


A Roland-Garros, huit joueurs internationaux s’affrontent en tennis-fauteuil. En double, les Français Houdet et Peifer espèrent conserver leur titre. Ils profitent du tournoi pour sensibiliser au handicap avec la FFT.

Le monde entier a les yeux tournés sur Federer, Djokovic, Nadal et les autres stars de la quinzaine. Mais, à côté du Philippe-Chatrier et du Lenglen, les petits cours accueillent également du beau monde, et pour la bonne cause, de surcroît.

Le 5 juin 2019, sur le cours 8, initiation au tennis-fauteuil (crédit : Adecco)

Cette année, la FFT, organisatrice du tournoi parisien, a invité, le 5 juin 2019, les champions français de tennis -fauteuil en 2018, Stéphane Houdet et Nicolas Peifer, à échanger des balles avec des personnalités d’autres sports, en double, histoire de sensibiliser le public au handicap avec le soutien du groupe Adecco.

Stéphane Houdet, ancien N°1 mondial de tennis-fauteuil, explique : « Tout le monde peut jouer ensemble, quelles que soient ses différences. Partager le même amour de la balle jaune avec d’autres athlètes de haut niveau est une magnifique opportunité de partager nos différences. »

“Ils sont impressionnants”

Ainsi, en ce 5 juin, on a croisé, avant la pluie et l’installation des bâches sur le cour 8, l’ex-footballeur parisien Laurent Fournier, Allison Pineau, la handballeuse championne du monde et d’Europe, mais aussi l’ancien capitaine du XV de France, Philippe Saint-André.

Une expérience enrichissante pour ce dernier :  « Houdet et Peifer nous mettent la pression, ils tapent vite et on oublie qu’ils sont en fauteuil. » Laurent Fournier abonde en ce sens : « En fauteuil, ils sont impressionnants. » Car pour jouer… assis, faut chercher la balle en se déplaçant très rapidement… Même si les joueurs ont droit à deux rebonds, cela reste très physique.Et très impressionnant, par ailleurs !

Pour Jean-Pierre Limborg, membre du Conseil supérieur du tennis de la FFT en charge du paratennis, cet événement, “Tous en fauteuil”, est important, car « cela permet de faire découvrir ce que les joueurs ressentent. Elle permet d’apprivoiser, de ressentir, de comprendre ce que cela fait de jouer à cette hauteur ». Et de poursuivre : « Notre volonté est que le handicap passe derrière le champion et la championne. Souvent, quand le public découvre les sportifs, les gens sont admiratifs, car ils s’aperçoivent de la difficulté de ce sport. Les champions et championnes de tennis-fauteuil peuvent être des inspirations pour tout le monde.”

Un tournoi en fauteuil et des Français en lice !

Et d’ailleurs, les meilleurs s’affrontent pendant deux jours (entre le 6 et le 7 juin). C’est l’autre Grand chelem !

Il y a huit engagés, quatre hommes, quatre femmes. Le tenant du titre chez les hommes – et numéro 1 mondial –  Shingo Kunieda est japonais. Un peu à la Nadal, il tentera de soulever son 8e trophée sur ocre. Quatre Français sont attendus en simple et en double, et ils ont des chances de gagner !

Stéphane Houdet (qui a gagné deux fois en simple la compétition), espère conserver le titre en double avec Nicolas Peiffer. Chez les femmes, notons la présence de Charlotte Famin, 20e mondiale.


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