Avec l’association Phénix, les étudiants orphelins ne sont plus seuls

Association phenix
Crédits : Pixabay

Depuis 2017, l’association Phénix aide celles et ceux qui, étudiants, ont perdu leurs parents. C’est la première du genre en France.

LOrganisme commun des institutions de rente et de prévoyance (OCIRP) et l’Institut National d’Études Démographiques (INED) chiffrent à plus de 600 000 orphelins de moins de 25 ans en France. Psychologiquement, ces étudiants grandissent avec la perte d’un parent, provoquant par la même occasion, dès l’enfance, des moqueries ou des regards compassionnels. Leur accompagnement est mal défini, leurs repères complètement brouillés. Outre quelques aides financières de la part du Ministère de l’éducation, aucun suivi n’est organisé, le problème pas assez considéré.

Après une licence d’économie à la Sorbonne, un master de finance et une année de césure, Stéphane Lombaerde fonde, avec Manon Fahy, l’association Phénix, en 2017. Cette dernière encourage les étudiants orphelins à lutter contre leur mise à l’écart, et à prendre la vie du bon côté. Stéphane Lombaerde a perdu son père à l’âge de 5 ans, et c’était pour lui « compliqué de se construire et d’être épanoui », nous dit-il autour d’un café, non loin de la Place de la République. Le jeune homme de 23 ans préconise en premier lieu une « prise en charge psychologique » de étudiants orphelins, « sans que cela soit un passage obligé », d’autres méthodes pouvant être applicables.

Phase de développement

Phénix propose deux programmes : un tutorat scolaire « classique », où un tuteur va aider individuellement un étudiant orphelin, au rythme de deux heures par semaines, bénévolement. L’autre dispositif, c’est le mentorat, où chaque étudiant orphelin sera parrainé par un jeune « actif », qui va l’accompagner sur sa réflexion autour de projets professionnels, et lui apporter des petites lumières sur des aspects personnels de celle ou celui qui sera aidé(e).

L’association est en pleine construction, elle recrute constamment des bénévoles pour développer son projet. Présente à Lyon et à Paris, elle a pour désir des mailler le territoire avec une présence en province. Elle a récemment bénéficiée du « Kit à se lancer », un dispositif de la Mairie de Paris pour aider les porteurs de projets inspirants à se lancer, à s’ancrer. Nécessaire, vital même, quand on sait à quel point les « enfants seuls » sont à écouter, à accompagner, et à faire grandir.


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