Afghanistan, Espagne, Marseille: notre sélection cinéma

Parvana
Crédits : Capture d'écran

On a eu une irrépressible envie d’aller au cinéma. Après quelques films vus, opportunité nous a été donnée de vous proposer une sélection de films à aller voir. Naturellement, vous vous ferez vos propres avis, mais nous, on a déjà notre préférence. Action ! 

Parvana, une enfance en Afghanistan

Quand nous étions enfants, nous les appelions « dessins animés ». Il convient maintenant, pour les personnes d’âge mûr que nous sommes (hélas), de nommer cela « films d’animation ». Il est vrai qu’on en oublie le dessin, tant la justesse des traits que nous pouvons visualiser dans le film Parvana, en salles depuis le 27 juin dernier, nous saisit. On n’oublie cependant pas la force du récit derrière ces couleurs vives, cette fantasmagorie tendre autour d’un grand voyage. Parvana, c’est donc un enfant en Afghanistan qui, pour retrouver son père kidnappé par des talibans possédés par un régime dictatorial, va user de tous les stratagèmes. On ne vous en dira pas plus, mais ce film est un must see, bouleversant, car il sait dire avec les mots d’un enfant la cruauté du monde.

Le monde est à toi

Que faire lorsqu’on a un rêve, mais qu’il est étouffé par le dur retour à la réalité d’un ascenseur social, proprement français, empêchant nombre de jeunes de banlieues de concrétiser leurs projets ? Réponse : on se débrouille. Telle est l’histoire de François (Karim Leklou) qui n’a qu’une ambition : devenir le distributeur de la marque Mister Freeze au Maghreb. Le hic, c’est que pour cela, il faut un peu d’argent, un pécule que Dany (Isabelle Adjani) a dilapidé.. Ainsi, pour se refaire, François va accepter une petite combine d’un dealeur de sa cité qui va lui proposer un dangereux périple en Espagne. Il sera accompagné de son beau-père Henri (Vincent Cassel), de sa mère, du gérant d’un repaire espagnol employant des migrants (François Damiens) d’un amour d’enfance interprété par Oulaya Amamra et de deux petits voyous. Si on regrettera que le film n’aborde pas plus sérieusement les problématiques des discriminations en banlieue, il est tout de même cool pour passer un joli petit moment.

Sherazade

Marseille, la cité phocéenne. Son histoire est séculaire, émouvante. On y mélange volontiers les sentiments, on y exacerbe les impressions. Le récit du film Sherazade, proposé par le brillant Jean-Bernard Marlin, en est la parfaite illustration. Dans cette « ville qui éclate comme une grenade et dans le sang de chaque grain » comme l’écrivait André Suares dans « Marsiho », on trouve Zachary (Dylan Robert), un jeune rejeté par sa mère et qui essaie tant bien que mal d’avoir de quoi vivre et un toit où se loger. Il rencontrera très vite un groupe de jeunes filles qui se prostituent dans les rues marseillaises, et se liera d’amitié avec elles. Il tombera aussi amoureux, de façon vibrante, avec l’une d’entre elles, Sherazade (Kenza Fortas). Ils s’apprendront l’un l’autre dans une passion assez brute et incandescente, propre à la jeunesse certes, mais aussi à leur caractère méditerranéen. On ne vous dira jamais assez d’aller voir ce film. Et comme on en a jamais assez, contrairement à ce qui se dit là-bas, une interview est à venir ! #Teasing.


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