Éditorial : Bagdad, mon amour !

Crédits : Latif Al Hani / Institut des Cultures d'Islam

Pour bien démarrer la semaine, on parle de l’ouverture de la nouvelle saison de l’Institut des Cultures d’Islam, Bagdad mon amour. Nécessaire de rappeler à quel point l’art est vital face à la barbarie. 

Les beaux jours commencent sereinement à s’installer, et avec eux l’arrivée d’une nouvelle saison de nos amis de l’Institut des Cultures d’Islam qui s’annonce savoureuse. Bagdad mon amour est donc le dernier chapitre culturel d’une belle structure située dans le 18ème arrondissement de Paris. Il s’est ouvert le 29 mars dernier et se terminera à la fin de l’été (coucou Laurent Voulzy), le 29 septembre prochain. L’idée est de dire que oui, malgré les spoliations et les violences, malgré les conflits et les (l)armes, il réside en Irak un patrimoine intellectuel et culturel riche, fort d’un temps immémorial, que l’Institut des Cultures d’Islam entend bien mettre en valeur.

Bagdad hier, aujourd’hui, demain

La saison fera le lien entre des œuvres d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Cette dernière phrase paraissant être une lapalissade, il n’en est en réalité rien, d’après le commissaire de cette saison, Morad Montazami : « L’exposition Bagdad mon amour montre également les liens possibles entre les artistes « alerteurs » du présent et ceux du Bagdad Modern Art Group, emmenés notamment par Jewad Selim (peintre irakien disparu en 1961, ndlr). Cette génération, engagée dès les années 1950 dans la réinvention de son héritage culturel, avait élu refuge au musée d’archéologie de Bagdad pour s’inspirer des antiquités islamiques, sumériennes et assyriennes ».

Latif Al Hani, “Hatra 1960”.

Bagdad mon amour n’est pas une saison nimbée de nostalgie. Elle tient à délivrer un message éternel : l’Irak possède des musées « hors les murs » et d’autres bien réels, dont les œuvres traversent les époques, prennent des formes diverses, allant de l’exposition photographique aux sculptures en passant par la projection de films de circonstance. Les œuvres de Sherko Abbas, Julien Audebert, Dia Azzawi, Mehdi Moutashar, Jewad Selim ou Lorna Selim (liste non exhaustive) suscitent une certaine émotion en ce sens. Des œuvres qui délivrent aussi une poésie de la lutte contre la barbarie de l’État islamique.

Ce qui nous fait dire et redire la fierté de ce beau partenariat qui unit nos deux entités !


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