Israël – Palestine : l’union et l’espoir

Crédits : Ben Heine

ÉDITORIAL – Un “accord du siècle” proposé par le président américain Donald Trump concernant la résolution du conflit israélo-palestinien verra-t-il vraiment le jour ? C’est le sujet qu’a choisi de traiter Mounir Belhidaoui dans le cadre de son éditorial de la semaine. 

Il arrive que des questionnements nous hantent, alors que les réponses sont devant nous, évidentes : une lumière éclatante dans la nuit, une trace brillante dans le néant. Pour le petit exemple, cette interrogation : quid d’une solution à deux états, une israélienne, l’autre palestinienne, les deux territoires vivant côte à côte dans l’harmonie la plus totale ? Réponse : au point mort.

Cette assertion désespérée n’est pas de nous (qui avons un espoir vibrant et infini sur ce sujet), mais de Marwan Muasher, ancien ministre des affaires étrangères jordanien, réagissant à « l’accord du siècle » proposé par Donald Trump (décidément toujours dans la mesure). Cette dernière prévoirait (même si les contours précis n’en ont pas été entièrement dessinés) une avancée significative dans le processus de paix, aboutissant à terme à la création d’un État palestinien.

Ambassade américaine en Israël : une décision regrettable

Marwan Muasher, dans des propos rapportés par le média Middle East Eeye, affirme que « quelle que soit leur ampleur, les négociations n’aboutiront aujourd’hui à aucune solution à deux États, parce que l’une des parties, en l’occurrence le camp israélien, n’en veut pas, mais aussi parce que le parrain de ces pourparlers est désormais totalement partial envers les Israéliens ». Ce que Marwan Muasher semble ne pas prendre en compte, c’est que cette même position changerait, et changera, au gré des présidences américaines.

La présence, probable, de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem sera-t-elle éternelle ? On peut en douter. Les nations unies, rejointes par l’exécutif français, semblent par ailleurs partager cette préoccupation. « Il n’y a pas d’alternative à la solution de deux Etats » avec « Jérusalem comme capitale d’Israël et de la Palestine », avait par ailleurs affirmé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Cette décision de la part du président américain est donc lourde de conséquence, car elle impacte de façon significative des négociations séculaires sur la création d’un état palestinien. Mais nous ne rejoindrons pas le pessimisme de Marwan Muasher, et continuerons toujours d’espérer la paix qui arrivera un jour prochain.


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