Oscar et César 2018 : des engagements qui font bouger le cinéma

Crédits : Capture d'écran Youtube

HUMEUR – Cette semaine, zoom sur les deux cérémonies célébrant le cinéma, les César en France, et les Oscar aux États-Unis. Des festivités marquées par une prise de conscience réelle des engagements qui font vivre l’époque : la lutte contre le racisme, contre le sida et contre le harcèlement. 

Ce week-end, le cinéma a célébré ses héro(ïne)s. En France et aux États-Unis, aux César comme aux Oscar, tout ce beau monde s’est réuni dans la joie et la bonne humeur pour mutuellement se récompenser d’une année de créations toutes aussi originales les unes que les autres. Ces deux cérémonies, à deux jours d’intervalle, étaient, comme souvent, fortement politisées.

Les cérémonies honorant le 7ème art ont été, comme beaucoup le savent, tout au long de l’Histoire, fortement marqués par des événements tantôt dramatiques, tantôt heureux. Souvenons-nous de Hattie Mc Daniel, première femme noire à recevoir un Oscar en 1940, en l’occurrence celui du meilleur second rôle féminin, pour « Autant en emporte le vent ». Il nous revient également en mémoire (merci les archives de ce monde merveilleux qu’est Internet) le refus de Marlon Brando de recevoir son Oscar pour son sublime rôle dans le Parrain, afin de protester contre le traitement infligé aux Indiens d’Amérique du Nord dans les longs-métrage américains.

La dernière cérémonie des Oscar ayant eu lieu au Dolby Theatre de Los Angeles montre, une fois de plus, un réel engagement des protagonistes du grand écran contre toutes les formes d’exclusion. Cette année, le « cru » avait une saveur particulière : les représentant(e)s du cinéma ont manifesté, d’une seule et même voix, leur réprobation contre les affaires de harcèlement et d’agression sexuelle visant des actrices, en pleine affaire Weinstein.

Libération de la parole : une impérieuse nécessité

Renvoyé de l’Académie des Oscars, Harvey Weinstein est l’archétype même du roi déchu. L’ancien magnat tout-puissant du cinéma mondial, accusé d’avoir agressé et harcelé des centaines d’actrices durant de nombreuses années, est désormais persona non grata à Hollywood. Ainsi, durant les festivités, cette nuit, Ashley Judd, Salma Hayek et Annabelle Sciorra ont pris la parole pour dire que Time’s UP, cette initiative qui veut participer au mouvement de libération des femmes à Hollywood, n’était pas un coup d’épée dans l’eau, qu’un « nouveau chemin » émergeait.

Même si il était absent, Harvey Weinstein assistait indirectement à ce grand cérémonial, grâce à un artiste inspiré :

En France, on retiendra le sacre de 120 Battements par minute, du réalisateur Robin Campillo. Le film retrace l’histoire d’Act’ UP, qui revient sur la création, en 1989, de cette association de lutte contre le sida, et les difficultés que l’organisation a rencontré. La suite, on vous laisse la voir et l’écouter dans cette petite vidéo qui dit tout, et notamment du sens que nous apportons à nos engagements, qui doivent animer nos vies.


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