Ce qu’il ne fallait pas rater de la Marche des fiertés

Extrait de l'affiche de la Marche des fiertés 2017 à Paris, organisée par l'Inter-LGBT. Crédits : Marion Jousse - Inter-LGBT

Samedi se tenait la 40e Marche des fiertés de Paris. Organisée bénévolement par le collectif Inter-LGBT, qui réunit 60 associations pour lutter contre les discriminations, des milliers de personnes se sont rassemblées pour un cortège arc-en-ciel et revendicatif.

La veille, la marche des non-conformes chauffe le pavé

La Marche des fiertés a commencé dès vendredi soir, avec l’appel à manifestation de la Pride de Nuit. Ce collectif a pris les devants en organisant, pour la troisième fois, une marche plus politisée. Selon le mot d’ordre : “les premiers signaux envoyés par la présidence Macron s’inscrivent dans le mépris de classe, dans la complaisance envers les expressions homophobes et racistes, au mieux qualifiées de « trait d’humour maladroit »”.

En plus des revendications contre les LGBTQI-phobies, les slogans étaient nombreux envers la répression des homosexuels en Tchétchénie, en solidarité avec les migrants, ou encore pour dénoncer le pinkwashing de la mairie de Paris.

Départ place de la Concorde

Cette année, le rassemblement s’est fait pour la première fois place de la Concorde, face à l’Assemblée Nationale.


Le parcours traversait ensuite le Paris historique — Louvre, Rivoli, Châtelet, jusqu’à Strasbourg-Saint-Denis puis la place de la République.

Act-up toujours présent pour la défense des séropos

Le collectif Act-up, qui lutte contre le sida, était présent cette année pour “mettre en avant les difficultés sociales que rencontrent pédés, gouines, biEs, trans, inter, et tout particulièrement les séropos, que les réformes à venir vont exacerber“.


D’ailleurs, bientôt à l’affiche, le film 120 battements par minute de Robin Campillo, qui a fait l’actualité après un passage très remarqué au festival de Cannes. Il raconte la genèse d’Act-up à travers les luttes contre le Sida dans les années 80-90.

Solidarité avec la Tchétchénie

De nombreuses pancartes brandies pendant le défilé apportaient un message de soutien aux homosexuels persécutés en Tchétchénie. Les collectifs appellent notamment à l’ouverture de procédures de droit à l’asile à  leur encontre, et à une prise de conscience internationale sur un potentiel “génocide” en cours, dans ce pays de la Fédération russe.

Le char d’En Marche ! pas le bienvenu

Le mouvement du président Emmanuel Macron s’est invité à la Marche des fiertés cette année. Le président s’est prononcé pendant la campagne présidentielle pour une ouverture de la PMA, et autres droits en faveur des LGBT. Pourtant, certains collectifs n’ont pas apprécié de défiler aux côtés d’une formation politique qui, aujourd’hui au pouvoir, se montre ferme sur les questions de migration notamment.


Cette banderole a été déroulée devant le char présidentiel, avant qu’il ne se fasse bloquer par des manifestants. Certaines associations présentes ont nié toute responsabilité, tout en apportant leur soutien à cette démarche !

Arrivée et festivités place de la République

De 17h à 22h place de la République, un Grand Podium de la fin de Marche accueillait concerts et animations pour continuer les festivités. “40 ans de Marche, 40 ans de luttes” : le slogan de cette année rappelle la nécessité de cet événement à l’heure où les droits et les revendications LGBTIQ sont toujours remis en cause dans le monde.


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