Afghanistan : Ouverture du premier centre pour la protection des femmes journalistes

Le 7 mars, le premier Centre pour la protection des journalistes afghanes a été inauguré à Kaboul. Crédit photo : Flikr, Carl Montgomery.
Le 7 mars, le premier Centre pour la protection des journalistes afghanes a été inauguré à Kaboul. Crédit photo : Flikr, Carl Montgomery.

Reporters sans frontières annonce l’inauguration du premier Centre pour la protection des journalistes afghanes. Une nouvelle étape pour aider à l’émancipation des femmes et de la profession dans son ensemble. 

Le 7 mars 2017, Kaboul a vu l’inauguration du premier centre pour la protection des journalistes afghanes (Centre for the Protection of Afghan Women Journalists – CPAWJ, en anglais), ouvert par Reporters sans frontières (RSF). Il a été créé par et pour des femmes, d’après le communiqué de RSF. Sa directrice n’est autre que la journaliste afghane Farideh Nikzad, passée par l’Association des journalistes indépendants afghans (AIJA) et la rédaction en chef de l’agence Wakht News.

Plusieurs personnalités politiques et intellectuelles du pays étaient présentes pour cette inauguration. Un progrès supplémentaire pour la protection des journalistes, “notamment celles qui exercent dans les provinces les plus reculées d’Afghanistan et qui sont, à ce titre, particulièrement vulnérables“, précise RSF.

En Afghanistan,”nous voulons envoyer un signal fort”

Avec la création de ce centre, nous voulons envoyer un signal fort aux journalistes afghanes, mais également à toutes les femmes du pays, déclare Farideh Nikzad, directrice et cofondatrice du centre avec RSF. Nous souhaitons soutenir ces journalistes dans les zones de conflit, mais aussi au sein de leur rédaction, défendre leurs droits et leur intégrité physique. Pour cela, nous avons besoin que le gouvernement et les patrons de médias engagent leurs responsabilités sur ce combat fondamental pour la société afghane.”

Dix femmes journalistes de dix provinces du pays participent déjà au projet, dont la moitié se trouvant dans des zones de conflit. L’objectif est d’établir un réseau solide et de l’étendre dans tout le pays. Une initiative plus que nécessaire pour RSF. “Nous sommes fiers d’annoncer la création de ce premier centre de protection des journalistes afghanes, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Ces journalistes sont doublement victimes, de la guerre imposée par les Talibans et les combattants de Daesh d’une part, des fortes pressions exercées par leur entourage d’autre part. Chaque année, elles sont des dizaines à être menacées, agressées ou forcées à l’exil. En protégeant les femmes journalistes, c’est la liberté de la presse en Afghanistan que nous défendons.”

Depuis 2003, les journalistes connaissent à nouveau d’innombrables difficultés, notamment sécuritaires. L’Afghanistan occupe la 120e place sur 180 dans le classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières en 2016.


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