Tous les ouvriers de BTP doivent parler français pour Laurent Wauquiez

Avant de vouloir imposer le français dans le BTP, Laurent Wauquiez connaissait déjà les chantiers ! Le 10 juin 2010, sur un chantier parisien d'Eiffage Travaux Publics dans le cadre du projet ATM (Austerlitz, Tolbiac, Massena), Eric Woerth et Laurent Wauquiez ont échangé avec les équipes du chantier sur le compagnonnage et le tutorat, les carrières longues et l'évolution des conditions de travail. Flickr
Le 10 juin 2010, sur un chantier parisien d'Eiffage Travaux Publics dans le cadre du projet ATM (Austerlitz, Tolbiac, Massena), Eric Woerth et Laurent Wauquiez ont échangé avec les équipes du chantier sur le compagnonnage et le tutorat, les carrières longues et l'évolution des conditions de travail. Flickr

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a fait adopter une “clause de langue française” par sa majorité. Le but serait d’obliger tous les ouvriers dans le BTP à parler français. Pourtant, cette clause est considérée comme illégale par le préfet. Début d’un bras de fer entre gauche et droite ?

Le 9 février dernier, le président président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez (LR) a fait adopter par sa majorité une “clause de langue française”, appelée également “clause Molière”. Elle obligerait donc les ouvriers d’entreprises du BTP à s’exprimer en français.

Dans Libération, on apprend que cette clause “engagerait l’opérateur d’un chantier « à ce que tous ses personnels, quel que soit leur niveau de responsabilité et quelle que soit la durée de leur présence sur le site, maîtrisent la langue française ». Idem « pour ses sous-traitants, quel que soit leur rang ». Seuls recours possibles, « la mise à disposition alternative d’un traducteur » ou le paiement d’une amende de 5% du montant du marché.

Laurent Wauquiez, en capacité de faire appliquer cette clause ?

Pourtant, Michel Delpuech (proche de François Hollande), a profité de son dernier jour à la préfecture pour envoyer un courrier à Laurent Wauquiez pour dénoncer cette mesure. Pour lui, « cette clause [est] susceptible de créer une discrimination fondée sur la nationalité des entreprises candidates » et « contraire aux principes constitutionnels de liberté d’accès à la commande publique et d’égalité de traitement des candidats ». Autre point soulevé : « la mise en place de contrôles exercés par des agents de la région. » En effet, seule l’Inspection du travail surveille l’application du code du travail, donc “si des sanctions devaient être prononcées”, ce ne serait pas du ressort de la région…

Cette affaire serait-elle le début d’un nouveau bras de fer ? Comme le précise le quotidien, “Wauquiez a deux mois pour retirer sa délibération ou pour l’épurer des cinq irrégularités pointées. Sans quoi la préfecture pourrait porter le cas devant le tribunal administratif. Le cabinet de Laurent Wauquiez a d’emblée annoncé qu’il ne plierait pas.” A suivre…


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