« Orient audace » : la culture au service de la liberté

« Orient audace » : la culture au service de la liberté - Crédit photo : DR
© DR

Avec « Orient Audace », l’association Meydane aborde les questions de la religion et de la politique en faisant attention à scinder ces deux terrains d’expression pour le moins brûlants. Et comment le faire de meilleure manière qu’au travers du prisme de l’art ?

Ce groupe d’étudiants, qui a des antennes au sein de l’Institut de Sciences Politiques de Paris, des universités Panthéon-Assas, Panthéon Sorbonne et de l’école nationale d’architecture, compte bien faire entendre la voix du Moyen-Orient au travers de ses créations artistiques.

C’est au sein de deux de ses antennes, situées aux universités d’Assas et de la Sorbonne, que Meydane organise la première édition de « Orient Audace ». Dans son communiqué de presse, l’association affirme qu’elle veut « contribuer à déplacer les projecteurs sur la création artistique émanant du Moyen-Orient, région trop souvent observée à travers le prisme unique de ses tragédies ». On ne peut que louer l’effort, eut égard, effectivement, à cette période trouble et durable au sein de laquelle le Moyen-Orient s’enfonce inexorablement.

C’est donc au Studio des Ursulines (Paris 5ème), du 29 février au 3 mars, que l’association Meydane fera découvrir les révélations cinématographiques qu’elle compte mettre en lumière. L’angle en est la liberté artistique à travers la condition féminine, dans un contexte de tensions communautaires et religieuses. On peut le voir, notamment, dans les 3 films sur 4 qui seront présentés dans ce festival.

Les 4 longs-métrages présentés savent nous divertir mais aussi nous interpeller, dans un mélange habile de sentiments. « Mustang » (Denis Gamze), qui narre l’aventure d’une bande de filles turques qui aiment jouer avec des garçons, se fichant du scandale. « Dunia, kiss me not on the eyes » (Jocelyne Saab), qui met en scène Dunia, une danseuse orientale professionnelle qui va se retrouver dans les bras tourmentés d’un professeur dont elle va tomber raide amoureuse. « Ceci est un rêve » illustre brillamment, et gravement, le quotidien d’une femme en Iran. « 5 caméras brisées » est le récit d’un village palestinien en résistance contre les soldats israéliens.

En cela, « Orient audace » lève des tabous, déconstruit des idées préconçues, et lève le voile (au sens propre et figuré) sur les malformations de ces sociétés orientales pourtant si belles.

La page Facebook de l’événement.


Autre article de Mounir Belhidaoui

Shirley Souagnon : “Je n’ai pas connu de monde simple”

189   Disons-le d’entrée : nous sommes allés voir le spectacle de Shirley Souagnon,...
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.