« J'ai grandi à Turin, qui est une ville assez industrielle. Il y a peu d'espaces pour peindre, mis à part sur les murs de quelques usines. Le Graff est surtout élaboré en Italie dans des villes plus sophistiquées comme Milan ou Rome. Le côté industriel de Turin se retrouve dans l'élaboration de mes personnages très robotisés.
Pour ma part, je ne pense pas m'inspirer directement des peintres italiens de la Renaissance. Néanmoins, tout comme eux, la lumière a beaucoup d'influences sur mon travail. Par exemple à Séville, où je réside, mes fresques paraissent plus lumineuses que celles réalisées à Vitry, où la lumière est plus sombre.
Habiter en Espagne en étant italien ne me gêne pas, au contraire cela m'enrichit autant au niveau culturel que des échanges humains. C'est même une émulation, car l'Espagne est un pays jeune d'esprit, qui a connu une forte démographie en matière de Street Art dans les années 2000 ».
Photo : hervé photograff92





















