France Afrique / Océan Indien Mémoires

Si je te dis "esclave" ?

  • Increase
  • Decrease
  • Normal

Current Size: 100%

share facebook share twitter share myspace add this
1 Juin, 2008
Par: Marine Carlier Marie Adji

Ancêtres communs, histoire marquante, héritage fondateur ? Regards croisés.

Abdoulaye, Niger, lycéen
 
Les Noirs déportés pendant des années pour cultiver les champs des Blancs. L’asservissement de l’homme par l’homme ; un crime horrible. Au Niger, on n’en parle malheureusement pas trop, voire pas du tout ! Va interroger des enfants de 12 ans, ils te diront que tout ça c’est des films, que ça n’existe pas. On n’enseigne pas cette histoire à l’école. Ici, il existe aussi un esclavage traditionnel, perpétré par les « chefferies ». Le plus connu est celui qui se pratiquait (se pratique ?) chez les Touaregs. Aujourd’hui, à mon avis, la population a compris qu’il fallait abolir cet asservissement.
 

Diezz D, Côte d’Ivoire / Niger, artiste

Pas une époque, mais plutôt une pratique qui a touché tous les peuples du monde, toutes les races. Contrairement à ce que beaucoup pensent, les Noirs aussi ont réduit des êtres humains en esclavage. Je pense notamment à l’Egypte antique des pharaons noirs, qui abusait de son pouvoir sur les autres races.
 
 
 

Sylvie, Bénin / Niger, secrétaire

Au Bénin, on a vendu nos frères à la « porte du non-retour » (à Ouidah, d’où partaient les navires négriers)... Que dire, sinon qu’on est des traitres ? Depuis, on a construit des mémoriaux sur la plage... L’esclavage c’est la négation de l’identité, de l’humanité des Noirs. C’est notre mémoire, notre histoire, au même titre que les guerres mondiales. Je trouve même que l’esclavage est encore pire, le sommet de l’horreur dont est capable l’être humain.
 

Moctar, Niger, journaliste

La déportation des Noirs en Amérique, mais aussi un fait ancré dans notre société à travers les siècles. Les pratiques de domination d’un groupe par un autre sont encore fréquentes dans certains milieux de nos jours.
 
 
 
 

Hindou, Tchad, responsable d’une association de femmes autochtones

Une humiliation, une sensation de minimisation, de frustration et d’insulte. Au Tchad, dans toutes les communautés, traiter quelqu’un d’esclave, c’est dire que personne ne doit le respecter, pas même un enfant ! C’est le considérer comme sous-homme. 

 
Déjà inscrit ? Connecte-toi pour réagir à cet article
S′inscrire pour réagir à cet article
En t′inscrivant, tu peux :
  • Réagir aux articles
  • Soumettre une contribution¹
  • Répondre à un appel à témoignage¹
  • Mémoriser un contenu¹
  • Participer à un jeu¹
  • Participer aux interviews online d′artistes et de personnalités¹
  • T′abonner aux podcasts¹
  • Et bénéficier de tous les nouveaux services de RespectMag.com
(1) : disponible prochainement
  1. Cultures
  2. Claude Guéant / Politique
  3. festival / Invincible / Sons d'hiver / Musique
  4. Album / FRER200 / rap / Musique
  5. Claude Guéant / Islam / racisme / Politique
  6. Cultures / Interview / Mata Gabin
  7. Cultures / Spectacles / Villette / WIP
  8. Egalité des chances / Emploi / Prix Washburne
  9. Documentaire / Extraits / Noirs de France / Mémoires
  10. Islamophobie / Politique
  1. Cultures
  2. Noir désir / rap / Youssoupha / Musique
  3. Barbès Café / concours / Spectacle / Musique
  4. Agression / Citoyenneté / Marseille / Nassurdine Haidari / PS
  5. 100% Noirs de France / Respect Mag / Sommaire / Vivre ensemble
  6. Diversité / ELLE / magazine / Préjugés / racisme
  7. Citoyenneté / edito / Respect Mag / Terra Nova
  8. 2012 / Black history month / Vivre ensemble
  9. Offres d'emploi
  10. Islam / Nounou / Sénat / Voile / Politique
facebook link twitter link my space link

Radio d'actualités musicales et culturelles du Maghreb, émettant depuis la France