Quelles sont vos propositions ?
Nous travaillons sur 4 axes :
- La massification du tutorat étudiant dans les quartiers populaires. Afin de soutenir les élèves en difficulté scolaire, Il faudrait nationaliser l’engagement bénévole étudiant. Ce dispositif « donnant-donnant » permettrait aux étudiants de valider cette action de solidarité dans leur cursus universitaire. Pour mener à bien ce projet, nous aimerions tisser un partenariat étroit entre les universités et la région.
- La promotion de la responsabilité sociale des universités. Depuis mai 68, ces structures ne se retrouvent plus seulement au centre des grandes villes. En contact direct avec les quartiers populaires, les universités doivent devenir des acteurs de l’engagement social, éducatif et de la lutte contre les inégalités. En somme, être en phase avec leur environnement.
- Le logement solidaire. Nous sommes confrontés en France à un vrai problème de logement étudiant. Pour y remédier, nous voulons mettre en place un système leur permettant de bénéficier, sous condition d’engagement bénévole, de logements à loyers modérés. Cette mesure doit être encadrée par des associations, co-gérée par les collectivités territoriales et le Crous.
- Un partenariat national d’encadrement des lycées de l’enseignement professionnel. Beaucoup d’élèves ont subi leur orientation. Il est de notre devoir et de celui des collectivités territoriales de mettre en place un plan d’accompagnement pour ces jeunes. Le but est de les aider tout au long de leur scolarité. Nous voudrions aussi faciliter l’ouverture de réseau en développant des partenariats entre des lycéens, des étudiants et des salariés.
Les responsables politiques ont-ils répondu à l’appel ?
En région parisienne, nous avons rencontré Jean-Paul Huchon, Valerie Pécresse, Cécile Duflot, ainsi que des candidats du Modem et du Front de gauche. Les contacts ont été favorables. Certaines de nos préconisations ont été reprises, notamment les propositions sur le tutorat étudiant et le logement solidaire.
Pensez-vous être entendus à l’issue des élections régionales ?
Nous le souhaitons fortement. Dans le cas contraire, nous retournerons voir les élus pour voir si les engagements se sont concrétisés. Car les situations de discriminations ne sont plus admissibles en France. Il ne suffit pas de mettre en place une politique d’égalité des chances qui génère des élites de quartier. Il faut des mesures pour l’égalité des droits éducatifs, sociaux et civiques.
(1) Association de la Fondation Étudiante pour la Ville
















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