La loi durcissant les sanctions à l'encontre des entreprises ne respectant pas les quotas est repoussée de six mois.
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La loi sur le handicap existe depuis 2005, elle prévoit que les entreprises d'au moins 20 salariés emploient au minimum 6% de personnes handicapées. Cinq ans après, force est de constater que le résultat n'est pas au rendez-vous, puisque le quota moyen est de 3,4%. Les personnes handicapées sont deux fois plus touchées par le chômage que le reste de la population. Et dans une entreprise sur deux, aucun salarié n'est porteur de handicap.
Recruter des personnes handicapées fait encore peur, c'est le deuxième critère de discrimination à l'embauche après l'origine du candidat. C'est pourquoi le gouvernement avait décidé de renforcer les sanctions à l'encontre des entreprises ne respectant pas les quotas. Dès le 1er janvier, elles devaient être multipliées par trois: un coût de 13 000 euros par salarié handicapé manquant.
"Un cadeau aux entreprises"
Mais le gouvernement vient d'annoncer que cette mesure, dont l'entrée en vigueur était prévue le 1er janvier, sera repoussée de six mois. En cause: la crise et ses conséquences financières sur les entreprises, peu aptes à l'embauche par les temps qui courent.
Une décision aussitôt condamnée par les associations, qui dénoncent "un cadeau aux entreprises", selon les mots de la Fnath (association des accidentés de la vie). Dans un communiqué, elle montre du doigt la mauvaise volonté des entreprises, qui ont disposé de cinq ans pour se préparer: "un délai plus que raisonnable d’autant que la crise n’est intervenue qu’en fin d’année 2008".
Mais la crise aura néanmoins eu un effet "positif" sur les salariés handicapés, puisqu'ils sont deux fois moins nombreux que les personnes valides à avoir perdu leur emploi depuis le début de la débâcle financière
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[1] http://www.youphil.com