Ça souffle sur la Corse! Tous les ans à l’automne, dans la jolie baie de Calvi, artistes et citoyens se retrouvent au Festival du Vent pour refaire le monde. Retour sur la dix-septième édition, qui vient de
Il y a dix-huit ans, c’était un rendez-vous bohème d’artistes et d’activistes, réunis autour du thème «agir sans détruire la planète et comment la protéger». Pendant une semaine, dans une atmosphère de franche camaraderie, les musiciens produisaient ensemble des concerts inédits, les plasticiens décoraient la plage en installant des chaises géantes dans la mer pendant que les conférenciers débattaient en plein air. A l’époque, l’événement semblait anecdotique dans le paysage politique: à part quelques écologistes de la première heure, personne ne s’alarmait du sort de la planète… Aujourd’hui, la Terre hoquette et le monde s’inquiète. Alors le précurseur Festival du vent a mis toutes les voiles dehors pour interpeller citoyens et gouvernants.
Du rêve à la réalité. Véritable laboratoire d’idées, c’est au Festiventu qu’est née, entre autres, l’initiative nationale d’arrêter la distribution des sacs en plastique dans les grandes surfaces. Puis, le tonnerre de la menace climatique grondant, moult décideurs ont pris le chemin de Calvi. D’années en années, le ton du festival s’est durci et l’ambiance des débats n’a cessé de s’enflammer.
C’est dans ce climat surchauffé que s’est tenue l’édition 2009, un mois avant la conférence internationale de Copenhague (1), autour de thèmes aussi variés que l’ultimatum climatique, le développement durable en Corse, le Samu social international, la crise mondiale de l’eau, la responsabilité sociale de l’entreprise… Sans oublier les arts et la musique, avec les concerts matinaux de l’incroyable Nano (qui transcende l’accordéon en un instrument résolument moderne), les œuvres multicolores des plasticiens, les déambulations des troupes de théâtre de rue, les fanfares du soir et, plus tard, les Oïstar, Urban Swing et autres Alexis HK, qui apaisent les débats en musique…
Rendez-vous en 2010 : l’enjeu le mérite – la baie de Calvi aussi. En attendant, n’oubliez pas de signer l’appel de Copenhague !
(1) Du 7 au 18 décembre en Norvège, dix jours pour faire accepter aux dirigeants mondiaux un maximum de directives pour sauver la planète du précipice.
Liens:
[1] http://www.copenhague-2009.com
[2] http://www.lefestivalduvent.com