31100, c’est le code postal du Mirail, territoire de Toulouse qui regroupe en réalité plusieurs quartiers : Faourette, Bellefontaine, Bagatelle (alias Bagdad), Tabar… On y retrouve les populations sans papiers, sans emploi, sans diplôme : souvent dans une situation précaire, avec peu d’avenir et peu d’espoir.
Pendant trois ans, j’ai arpenté les rues de ces quartiers, censés être en plein renouveau grâce au "Grand projet de ville". J’ai vu des grues, des immeubles tomber, et d’autres, plus beaux, plus neufs, se reconstruire. Des entreprises s’installer, puis partir à la fin des aides fiscales, dans ce qu’on appelle les "zones franches urbaines". Et surtout des enfants, des parents, des bénévoles, des travailleurs sociaux, rester en marge de tous ces changements. Parfois démunis, mais toujours animés d’ humanité, de rage et de pugnacité. Des gens qui ne demandent qu’à être reconnus dans leur savoir-faire, leur culture, leur identité ; qu’on leur laisse une chance. Pour que cette énergie ne soit plus investie dans l’autodestruction mais dans l’avenir… De tous ces dispositifs de la politique de la ville, ces habitants semblent être une nouvelle fois les grands oubliés.
Éducateur de formation, c’est tout naturellement que mon regard s’est tourné vers cette jeunesse. Plutôt que de la voir sous l’angle stéréotypé des regroupements en bas d’immeuble, de la colère et de la violence, j’ai choisi de montrer une image plus quotidienne, de ceux qu’on appelle si souvent : les "jeunes des quartiers" ».























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(1) : disponible prochainement