« Les autorités, les maisons de jeunes, les instances culturelles ne promouvaient alors que la musique traditionnelle », explique Hicham El Kabbaj, co-organisateur de l’événement. D’où la volonté de ses fondateurs de créer, outre un espace scénique, une structure qui accompagne le développement des groupes sur le long terme, avec un soutien technique et artistique (ateliers, lieux de répétition, etc.).
Défis pour demain ?
Parfaire l’éducation du public : « C’est très nouveau pour les jeunes Marocains de se voir proposer de tels concerts ; ils ne savent pas toujours comment se comporter. Une des raisons pour lesquelles on demande une participation symbolique à l’entrée. »
Pallier le manque de moyens et de soutiens : « Les 15 personnes qui organisent le festival doivent toutes gagner leur vie en dehors ! » Tout à continuant à faire entendre de nouvelles voix. « On reste pieds et poings liés face à des sujets sensibles, des questions sur lesquelles on ne peut s’avancer sans risque d’engendrer des réactions démesurées. On essaie aussi d’étendre notre réseau, au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Amérique latine, de contacter d’autres festivals ou des personnes engagées. L’échange interculturel nous paraît primordial, on aimerait avancer dans cette direction. En nouant notamment des liens avec les initiatives qui émergent dans les pays arabes. On se heurt tous à l’extrémisme religieux, et à des programmations musicales uniformes et commerciales... »
























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