Pull over et jeans d'un côté, chemise et pantalon pince de l'autre…Un public très éclectique de jeunes adultes s'installe sagement sur les bancs de l'école. La présence d’Ahmed El Keiy, journaliste de France Ô, et celles des intervenants, rappellent que nous ne sommes pas là pour un cours magistral.
Pour Yacine Diallo, président de Savoirs Partagés, avancer sur le numérique peut aider le monde universitaire où la question de l'insertion professionnelle est tout sauf évidente. Durant 2 heures de débat, de nombreux leviers sont évoqués. Le but ? Faire du numérique un atout pour l'emploi.
El Yamine Soum, sociologue, souligne « la transformation des métiers ». Pour beaucoup, les compétences requises ont évolué. Journalisme, photographie, métier de guide…Détenir des compétences en numérique est devenu un moyen de faire de sa jeunesse un atout - être dans l'air du temps - plutôt qu'un handicap.
Géraldine Plenier, directrice Responsabilité sociale chez Capgemini, propose de développer des sites Internet pour les associations, financés par le mécénat. Intérêt double : la création de sites génère de l'activité professionnelle et l'association, elle, gagne en visibilité.
Mais les mentalités doivent changer. Les internautes ont une vision bien trop sombre du numérique d'après El Yamine Soum. L'idée d'être fliqué par le net est très répandue. Pourtant, une bonne maîtrise de l'outil peut valoriser la candidature du demandeur d’emploi : utiliser intelligemment les réseaux sociaux comme Facebook, animer un blog, attirer des commentaires positifs, sont autant de qualités aux yeux du recruteur.
Saïd Hammouche, fondateur de Mozaïk RH, propose de miser sur l'impact produit par le CV vidéo. Un moyen selon lui de donner du dynamisme et de l'audience à sa candidature. Pap'Amadou Ngom, président directeur général de la SSII des systèmes et des hommes, lui, avertie : « il vaut mieux un bon CV écrit qu'un mauvais CV vidéo ».
Pas faux. Une remarque que ne conteste pas Saïd : « le CV vidéo ne doit pas être contre productif, sa réalisation nécessite certaines connaissances ». Mozaïk RH finance la réalisation de ces vidéos grâce au Fonds social européen, mais sélectionne au préalable les candidats. Un procédé très performant pour appuyer une candidature, mais encore loin d’être un standard.
Pour Yacine Diallo, « le profil des participants présents à cette soirée-débat montre une université qui bouge ». Plutôt bon signe. Savoirs Partagés doit réunir à nouveau les intervenants pour compléter la réflexion, trouver de nouveaux outils et accompagner les bénéficiaires de l'association dans leurs projets. Ainsi elle jouera son rôle «d'entrepreneur social», dixit son président.






















- Réagir aux articles
- Soumettre une contribution¹
- Répondre à un appel à témoignage¹
- Mémoriser un contenu¹
- Participer à un jeu¹
- Participer aux interviews online d′artistes et de personnalités¹
- T′abonner aux podcasts¹
- Et bénéficier de tous les nouveaux services de RespectMag.com
(1) : disponible prochainement