Pour faire un bon trafiquant d’esclave, il faut : capturer des hommes, les transporter, les vendre, les exploiter... Autant d’activités qui ont « tracé leurs routes », aux quatres coins du monde.
Il était une fois la traite transatlantique

Une immense entreprise de déplacement forcé, de la colonisation de l’Amérique jusqu’aux abolitions (XIXe siècle). Dans l’Atlantique nord, on parle de « commerce triangulaire ». Les Européens échangeaient des armes et des bijoux contre des humains en Afrique, exploitaient ces hommes dans les plantations des Antilles ou du continent américain, puis revenaient chez eux avec les produits de ce travail : sucre, tabac, café ...

Dans l’Atlantique sud, le commerce était plus « direct » : les Portugais achetaient des hommes à Luanda, Porto Novo ou Ouidah contre des produits brésiliens, et repartaient avec au Brésil.
La traite arabo-musulmane

Un esclavage pratiqué par les empires arabe, perse et ottoman, du début de la civilisation islamique jusqu’à la fin du XIXe siècle. Principales victimes : des Africains du sud du Sahara, non islamisés (l’islam interdisait de prendre des croyants pour esclaves).

Deux circuits : un trafic maritime entre les côtes de l’Afrique de l’Est et le Proche-Orient, et un trafic caravanier à travers le Sahara.

Egalement une route à travers l’Océan Indien : à partir de Zanzibar, plaque tournante où se croisaient marchands arabes et européens, les esclaves pouvaient être acheminés ... jusqu’en Inde !

Le plus souvent, les esclaves étaient emmenés vers les centres du pouvoir (Bagdad, Le Caire, Istanbul) ou les régions agricoles (vallée du Nil, Croissant Fertile, côtes de la mer Noire).
L’Océan indien

Il a été parcouru par les esclavagistes arabo-musulmans, mais aussi par les Européens. A partir des côtes d’Afrique de l’est et de Madagascar, les uns emmenaient des esclaves dans les villes d’Asie pour les y vendre, les autres les déportaient vers des îles pour exploiter des plantations coloniales.
Les premiers habitants de l’île de la Réunion étaient des esclaves de Madagascar, déportés là par des Français au XVIIe siècle...
Voir la carte « La route de l’esclave » (UNESCO)
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