La question que les journalistes vous posent le plus ?
Omar : « Qui est Omar et qui est Fred ? »
Comment vous êtes-vous connus ?
Fred : Dans un bal gay en Dordogne. C’est notre version homosexuelle.
Le mot qui résume le mieux votre rencontre professionnelle ?
O : Le métissage.
Dans l’écriture, c’est quoi votre devise ?
F : [un temps] L’euro ! Et nous faire marrer.
Le thème avec lequel vous ne plaisantez jamais ?
F : La moquette. On ne déconne jamais sur le sujet.
Qu’est-ce qui vous impressionne le plus chez vous ?
F : Chez Omar, rien ! [rires] Sinon, grandir ensemble, s’amuser comme au premier jour, réussir à être de plus en plus amis.
O : En huit ans, on ne s’est jamais ennuyé.
Si vous alliez demain en enfer, qu’aimeriez-vous que le diable vous dise ?
O : « Tu n’as pas ta place ici ! »
F : « Ça fait un moment que je t’attends, je suis agréablement surpris de te voir là ! »
Avec qui vous confond-on le plus souvent ?
O : Avec Mouss Diouf. J’ai sûrement une gueule de flic !
F : Moi, avec une paire de santiags. Ça me pose pas mal de problèmes avec les Texans, quand je leur explique que je ne suis pas à enfiler ! Dans la rue, on me dit souvent : « C’est pas vous qui jouez dans Omar et Fred ? »
Le truc à la mode dont vous n’avez jamais compris le succès ?
O : Le plus aberrant, c’est les mocassins, non ? Que Dieu m’en préserve.
F : Le sensationnalisme dans le traitement de l’information. Le tsunami ou le 11 septembre version « docu-fiction », ça me glace…
Les mots que vous aimez utiliser à la télé ?
F : Ceux qui nous font marrer comme circonspect, adjacent, rocambolesque. On a tendance à les oublier. On remet à la mode des mots qui ne sont plus usités !
O : Aujourd’hui, on dit « tu m’as posé un lapin » plutôt que « tu m’as fait faux bon », c’est dommage.
Le plus beau truc qu’une femme a fait pour vous séduire ?
O : Me faire des enfants.
F : Regarder avec moi le match de foot Barcelone/ Chelsea !
Quel est le comble d’un humoriste ?
F : Rire de ses propres vannes, ce qui est théoriquement interdit.
Plutôt Bush ou Sarko ?
O : Luther King.
F : Mandela.
Accepteriez-vous d’échanger une paralysie générale contre l’apaisement dans les banlieues ?
O : Je la troquerais volontiers contre un vrai dialogue entre les habitants des quartiers et le gouvernement. Mais je ne suis pas optimiste. Et puis, ce n’est pas qu’un problème de banlieue ! Les jeunes, dans leur ensemble, sont incompris.
D’où vient le malaise ?
F : À la Sorbonne, au Parc des princes, on t’envoie les CRS pour rien. Ce n’est pas la solution. Trop de répression tue le dialogue, en accentuant l’incompréhension et le malaise.
O : Le fossé se creuse entre l’État et les jeunes. On ne s’écoute pas, on ne fait qu’interpréter sans chercher à comprendre l’autre. Ils ont envoyé l’armée en banlieue, déployé un dispositif surréaliste, et puis ? Motive-t-on les gens depuis ? Quel espoir leur donne-t-on ?
OMAR ET FRED EN 5 DATES
- 1977 • Naissance de Fred. Enfance à Paris.
- 1978 • Naissance d’Omar. Enfance à Trappes.
- 1986 • Selon la légende, rencontre des deux compères à Punta Cana (République dominicaine) à l’occasion d’un séminaire sur le pamplemousse local…
- 1997 • Rencontre plus officielle à Radio Nova, par l’intermédiaire de Jamel Debbouze. Ce dernier les réquisitionne sur Canal + pour son Cinéma de Jamel. Ils s’y font une place en animant le Visiophon.
- 2004 • Omar et Fred font ensemble les acteurs au cinéma dans Le Carton. Et leurs premiers pas sur scène au Théâtre de 10 heures.






















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