Cinq semaines durant lesquelles dix étudiants de France, dix étudiants des Etats-Unis et deux de Bosnie assistent, ensemble, à des conférences et des séminaires avec des chercheurs, experts et acteurs de terrain, font des visites et participent à des débats sur ce qui fait la spécificité de la France dans son traitement de la diversité, des droits des minorités et des droits de l’homme... Et tout cela en anglais !
Objectif : comprendre l’impact de l’histoire sur la formation des identités, des formes de discrimination, des lois et des politiques publiques dans chaque pays... Bref, leur permettre de prendre du recul par rapport aux discours et aux approches trop simplistes avant de devenir eux-mêmes des acteurs de changement - que ce soit en tant qu’éducateur social, prof, avocat, défenseur des droits civiques, ou encore politicien, qui sait…
A travers ce programme, dont la période de recrutement se déroule au mois de décembre, HIA-France identifie des jeunes déjà motivés ou engagés sur les questions liées à la diversité, et les accompagne tant dans leur formation que dans leur développement professionnel : stages au Parlement européen ou au Congrès américain (entre autres), mise en contact avec les réseaux internationaux d’anciens participants, programmes d’associations soeurs en Allemagne, Danemark, Pologne, Pays-Bas et Etats-Unis.
2008 : focus question de l’identité, individuelle et de groupe. Si la notion de « race », se référant à une supposée corrélation entre phénotype et comportement, est un concept inacceptable en Europe de l’Ouest, elle est aux Etats-Unis une construction sociale désignant un groupe de personnes historiquement discriminées. Est-elle le bon facteur derrière lequel regrouper ? Faut-il plutôt se rassembler selon la classe sociale, plus fédératrice ? Si l’on ne parle pas de « race », cela veut-il dire qu’on ne parle pas de racisme, ou qu’on ne peut pas lutter contre ? Que signifie « colorblindness » dans le contexte français, quels avantages et inconvénients ? Comment avancer vers un monde plus respectueux des différences mais aussi plus inclusif, ou existerait un réel sentiment de solidarité entre les personnes, plutôt qu’une simple reconnaissance de groupes « égaux mais séparés » ? Autant de questions posées, qui n’ont pas fini de complexifier les informations que ces jeunes recevront a l’avenir…
Après l’écriture de mini-mémoires en équipes internationales, les participants du programme s’attelleront à un projet d’action réel… Déjà de supers idées, notamment chez les Américains, après la découverte de Respect Magazine – « un magazine qui parle à tout le monde, pas comme nos "magazines ethniques" qui sont vides de contenus et séparent les gens, comme si leur appartenance à différents groupes ethniques les empêchaient d’avoir les mêmes centres d’intérêt ! » À suivre…
Pour l’heure, direction le Danemark, pour la session internationale de clôture des différents programmes Humanity in Action en Europe.























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(1) : disponible prochainement