À force de frapper aux portes, les cultures urbaines ont atteint une nouvelle ampleur. Ses disciplines ont engendré des codes repris partout, parfois de façon ridicule dans certaines publicités. Elles sont devenues mieux organisées, notamment sur le plan événementiel. Dans le même temps, l’énergie spontanée et naïve qui faisait leur singularité se perd. Le rap français par exemple,comme le rock avant lui, est devenu beaucoup moins créatif. C’est le prix à payer! L’innovation est toujours venue d’artistes évoluant en dehors de toutes contraintes, pas de ceux qui se produisent dans un contexte académique… Cette nouvelle visibilité des cultures urbaines ne doit pas occulter un fait: elles restent pour l’instant seulement tolérées, et non pas considérées comme faisant partie du patrimoine français. Un chef d’orchestre obtient toujours plus d’estime que n’importe quel roi du sampler. Pareil pour un danseur classique et un b-boy. Dans 50 ans, il en sera peut-être autrement. Après tout, le french cancan tire son essence de l’underground trash parisien. On sait ce qu’il représente dans la culture française aux yeux du monde.
























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