Comment protégez-vous les populations des nuisances occasionnées par la construction d’un barrage?
En général, notre client est le gouvernement donc il nous fournit déjà beaucoup d’indications. Nos premières préoccupations sont d’abord les populations qui vivent à proximité du futur barrage et le respect de la biodiversité. Tout d’abord on répertorie précisément les populations concernées, puis on discute avec elles. Enfin, nous leur proposons des solutions de relogement non loin du site du barrage, mais en zone non inondable.
Il y a forcément des heurts ?
Oui ça arrive. Mais en général si les propositions sont honnêtes - car souvent le nouveau logement est meilleur et sort les populations d’un habitat dégradé - on arrive à un niveau d’acceptabilité très positif. Et souvent cela attire des populations qui n’étaient pas sur place initialement, mais qui veulent profiter du relogement. De toutes manières, il y a toujours un débat préalable avec les populations, les communautés et les pouvoirs publics locaux. L’idée de départ est de savoir en quoi notre projet de barrage va apporter un plus aux populations concernées. Il reste parfois des problèmes si nous ne sommes pas allés assez loin dans le débat, mais c’est de plus en plus rare.
Avec la polémique actuelle sur le traitement et le recyclage des déchets nucléaires, comment faites-vous pour fabriquer cette énergie tout en restant irréprochable ? car le nucléaire fait peur à juste titre…
GDFSUEZ produit plus d’énergie d’origine éolienne que nucléaire. Ce sont les pouvoirs publics qui gèrent la question de déchets. Notre groupe souhaite un équilibrage entre les différentes sources d’énergie. Le nucléaire ne représentera pas plus que les autres. C’est notre politique au moins jusqu’en 2015.
Quelles sont vos actions pour intensifier le développement durable ?
D’abord insister sur des offres qui permettent de limiter la dépense d’énergie. Distribuer moins de volume, mais avec une valeur supérieure pour le consommateur. C’est un choix stratégique très important chez nous puisque 70000 salariés travaillent à cette politique de réduction de la consommation d’énergie.
Une question qui dépasse légèrement vos responsabilités mais qui y est liée : c’est la parité et la lutte contre les discriminations au sein de GDF SUEZ ? Car la partie sociale fait aussi partie du développement durable de l’humanité…
C’est du ressort des Ressources Humaines mais je peux vous dire que l’égalité professionnelle et la lutte contre les discriminations est une préoccupation essentielle chez GDF SUEZ car c’est nécessaire dans une entreprise multinationale présente dans une centaine de pays. Nous devons accepter et nous enrichir de cette diversité.
Savez-vous si les 1000 filiales du groupe GDF SUEZ à travers le monde pratiquent toutes le même niveau de rémunération pour chacun des salariés ?
C’est sûr que non ! Car les questions salariales relèvent des négociations nationales entre les partenaires sociaux. Elles sont aussi très influencées par les politiques des gouvernements. Et ça diffère selon chaque territoire. L’idée que développe le groupe GFF SUEZ, c’est le droit de chacun à un salaire équitable, et qui soit en rapport avec les normes de son pays.






















- Réagir aux articles
- Soumettre une contribution¹
- Répondre à un appel à témoignage¹
- Mémoriser un contenu¹
- Participer à un jeu¹
- Participer aux interviews online d′artistes et de personnalités¹
- T′abonner aux podcasts¹
- Et bénéficier de tous les nouveaux services de RespectMag.com
(1) : disponible prochainement