Les données publiées par les organisations locales et internationales (comité populaire contre le siège de Gaza, centres des droits de l’homme, banque mondiale) montrent à quel point ce blocus touche tous les aspects de notre vie, engendrant d’énormes dégâts économiques et sociaux. Au mépris des accords préalablement ratifiés par l’Etat israélien, il paralyse la libre circulation des biens et des habitants de Gaza, et entrave tous les échanges commerciaux.
Résultats :

Le taux du chômage atteint 65%.

80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Le revenu par habitant et par jour est de 2 dollars seulement.

Les pertes directes, du début du blocus à fin octobre 2008, s’élèvent à plus de 640 millions de dollars.

Plus de 43% des entreprises privées ont dû fermer, 55% ont réduit leur activité de plus de 75%.

97% des 3900 usines ont mis la clé sous la porte, mettant au chômage plus de 35.500 ouvriers. Seuls 1500 ont conservé leur emploi.

Le manque d’exportation de produits industriels a causé un déficit de 320 millions de dollars.

L’agriculture, qui emploie 40 000 personnes à Gaza (13% de la population active) est en péril, du fait de l’’interdiction de toute exportation (jusqu’alors, 30% de la production agricole de la Bande était destinée à l’extérieur) et du blocage des semences, engrais et autres équipements.

Du fait de la limitation de la pêche, plus de 3000 pêcheurs ont également perdu leur emploi.
D’où, socialement, une population exsangue :

Manque crucial de centaines de médicaments

Appareils médicaux en panne, impossibles à réparer par manque de pièces de rechange

Milliers de malades sans moyens d’aller se faire opérer à l’extérieur

Blocage de tous les projets de construction (universités, hôpitaux, rues...), y compris le programme des Nations Unies pour le développement

Augmentation des prix, du fait de la raréfaction des ressources et du manque de liquidité.

90% des familles touchées par une baisse du pouvoir d’achat, entraînant une chute de 98% de l’achat de viande et 87% de l’achat de produits laitiers.

Coupures d’électricité à répétition, liée à la réduction des quantités de carburants fournies pour alimenter les centrales

Problèmes d’épuration des eaux usées, engendrés par l’interdiction de faire entrer les pièces nécessaires à la maintenance des stations

Traitement des déchets domestiques (400 000 tonnes par an) bloqué par l’absence de carburant et de pièces de rechange pour les véhicules de la municipalité (50% sont actuellement en panne).
Les enfants et la population civile de Gaza ne méritent pas ça...
ASSIGNE A RESIDENCE
Ziad Medoukh, chef du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza et coordinateur du Centre de la Paix, connu par son engagement en faveur de la paix dans sa région et de la démocratie dans son pays, n’est toujours n’est pas autorisé par les autorités israéliennes de sortir de Gaza via le passage d’Iretz pour venir en France par la Jordanie, alors que le passage de Rafah est fermé.
Pourtant, Ziad a obtenu une bourse du ministère français des Affaires étrangères, via le consulat français à Jérusalem, pour terminer et soutenir sa thèse à l’université de Paris 8. Selon un accord conclu entre les consulats européens à Jérusalem et les autorités israéliennes, une voiture du consulat avec un diplomate est censée venir chercher le boursier palestinien de Gaza inscrit dans une université européenne au passage d’Iretz, et l’accompagner jusqu’au pont Alanpi pour joindre la Jordanie puis le pays européen d’étude.
Ziad a tous les papiers nécessaires : le visa pour la France, l’autorisation d’entrée en Jordanie, son attestation de bourse, ainsi que son inscription à Paris 8 pour l’année 2008/2009. Malgré les efforts considérables du consulat de France à Jérusalem, les autorités israéliennes font la sourde oreille. Fin novembre 2008, Ziad est toujours bloqué à Gaza.
Pour soutenir Ziad Medoukh : écrire aux autorités israéliennes et aux associations de droits de l’homme.