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Voyez-vous des avancées positives depuis le fameux Grenelle de l’environnement ?
La crise financière a fait oublier les objectifs du Grenelle. Le plan de relance a été totalement productiviste : par exemple, dans le domaine automobile, on a injecté des milliards sans aucune exigence de réduction de CO2.
Voyez-vous un avenir positif pour l’environnement à travers le sommet de Copenhague ?
La seule solution reste la négociation entre Etats, dans une dynamique de réduction des émissions de CO2. Nous n’avons pas le choix ; ne pas agir aujourd’hui est un crime contre l’humanité. Il faut se battre pour trouver un accord, le meilleur possible. Si rien n'est ratifié avec les Etats-Unis et les pays émergents, on peut espérer aboutir à un accord en 2010.
Vous espérez au moins une révolution médiatique sur le sujet ?
La prise de conscience s’accélère, mais les hommes politiques répondent beaucoup plus à leurs opinions qu’aux analyses des spécialistes.
Pensez-vous qu’un monde écologique passe aussi par l’arrêt des discriminations, des trafics d’influences, des trafics d’armes, du cautionnement politique des dictateurs africains, etc. ?
En effet. Il faut repenser tout un système, où la justice, l’égalité et le respect auraient une plus grande place.
Est-ce que justice rime avec écologie ?
L’écologie est la mère de tous les combats. Quel intérêt de léguer à ses enfants un appartement à New-York et un commerce à Paris s’il n’y a plus d’eau ni d'air ? Il faut inventer un nouveau système de gestion des biens communs dans l’intérêt de tous, et pas seulement de quelques privilégiés.
D'où vient votre vocation politique, écologique et humaniste ?
C’est avant tout un parcours et une prise de conscience. Personnellement, jusqu’à l’âge de 50 ans, je pensais qu’il y avait des personnes pour s’occuper des choses importantes. Peu à peu j’ai découvert que c’était faux, et qu’il nous appartenait à nous, simples citoyens, de dire non et de vouloir un changement. Chaque action individuelle est importante, alors je fonce.
www.copenhague-2009.com
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Prochains épisodes :
- L’exclusion et le Samu social international, avec le docteur Xavier Emmanuelli
- La Corse et le développement durable dans le tourisme, avec Daniel Charavin, Président de l’Agence du Tourisme de Corse et Serge Orru, Président d’honneur du Festival du Vent et directeur général de WWF France.
- L’entreprise face à ses responsabilités sociales, avec Bernard Saincy responsable du développement durable chez GDF/SUEZ.
- Nano, accordéoniste sauvage !
















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