Juin 2009. le combo est à l’affiche de solidays. « C’est la première fois qu’on joue à Paris. Un moment important ! » Créé en 2002 à Barcelone par deux frangins argentins, le groupe trace sa route. « Les publics, selon les pays, réagissent différemment, expliquent Leo et Kacha. Les Français vont être rock, les Espagnols plus rumba ou flamenco. En Amérique latine, c’est encore autre chose : pendant nos concerts, les mecs deviennent dingues ! Peut-être à cause de la dureté de la vie. » Pourquoi ne pas retourner y vivre et distiller sur place plus de bonheur aux gens ? « Si t’avais un copain en galère sur une barque au milieu de l’océan, où serais-tu plus utile ? Au port à organiser les secours, ou avec lui à t’épuiser à ramer ?
On peut faire davantage en étant basé à Barcelone qu’en habitant là-bas. »
Pourtant la cité catalane n’est plus ce qu’elle était : « La spéculation et l’intolérance lui font perdre son âme. En interdisant la musique de rue, ils sont en train de tuer la créativité. Plus rien de nouveau artistiquement ne viendra de là. » Et d’Amérique latine ? « Tu sens un mouvement très fort au Mexique, au Brésil. Des choses émergent aussi en Colombie. Dans ces endroits, la culture populaire est encore vive, les gens restent attachés à leurs patrimoines musicaux tout en les mêlant à des sons nouveaux. »
Le nouvel album de Che Sudaka s’appelle Tudo é possible. « Les Twins Towers sont tombées, tout est possible ! Michael Jackson est mort, tout est possible ! L’avenir est entre les mains de chacun d’entre nous. Quand on était mômes, on écoutait la Mano Negra, Bob Marley, The Clash. Sans comprendre les paroles ni voir ces artistes sur scène, on s’est nourri de leur énergie. Comme eux, on souhaite transmettre notre ressenti du monde actuel, tout en restant positifs. »























