«Les discriminations sont la plupart du temps involontaires, et ne sont pas celles auxquelles on s’attend. Les plus fréquentes sont liées à l'apparence physique ou à l'appartenance syndicale. Les préjugés sont les mêmes dans le privé ou le public. Mais le secteur public ou associatif se croit prémuni en raison de son système de valeurs. Et il est parfois plus dur de lui faire perdre cette illusion.
Pour combattre les discriminations, l'arsenal législatif est conséquent mais théorique et inefficace: un juge n'enverra jamais en prison une dame de quatre-vingts ans qui refuse une Marocaine comme aide à domicile. Mieux vaudrait dépénaliser la discrimination et instaurer des amendes très lourdes, plus dissuasives. En matière de diversité, on aurait intérêt à s'inspirer du modèle anglo-saxon, où une vraie propagande accompagne l'évolution des mentalités (école, cinéma, télévision).
Les consultants doivent rester à leur place. Ils ne résoudront pas la problématique de la discrimination et ne doivent pas être le cache-misère de l'absence de politique publique. Notre mission est de permettre le contrôle de légalité; l’efficacité dans la sélection, et l’organisation de la diversité, dans le recrutement puis au sein de l'entreprise.»

















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