Je ne suis pas votre nègre : un film « politique et d’actualité »

James Baldwin, auteur d'un manuscrit politique et très actuel au final. Capture d'écran, extrait I AM NOT YOUR NEGRO. DR
James Baldwin, auteur d'un manuscrit politique et très actuel au final. Capture d'écran, extrait I AM NOT YOUR NEGRO. DR

Avons-nous vraiment progressé sur la question du traitement des Noir(e)s dans nos pays « civilisés » ? Rokhaya Diallo explique pourquoi avec Je ne suis pas votre nègre, Raoul Peck semble démontrer le contraire… 

Après avoir bénéficié d’un grand soutien des artistes américains, il était grand temps que le film-documentaire I AM NOT YOUR NEGRO (Je ne suis pas votre nègre en français) sorte enfin dans nos salles obscures. Reprenant un manuscrit jamais terminé de James Baldwin (peu connu en France, mais regardez la vidéo ci-dessous pour en savoir un peu plus), Raoul Peck propose un mélange subtil d’histoire et d’actualité. Pour l’occasion, Respect mag est allé à la rencontre de la journaliste et militante Rokhaya Diallo, qui explique pourquoi ce film est essentiel !

Pour voir la bande-annonce, c’est ici !


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1 commentaire

  • J’ai écouté Rokhaya Diallo, j’ai vu le film en VO. Pour moi, il ne peut se voir qu’en VO. C’est la langue des protagonistes, c’est la langue de ce pays. J’ai été abasourdi par l’analyse intelligente que fait James Baldwin de la société états-unienne. C’est ce que je retiens de ce film, ancré dans une époque et dans un lieu.
    En France, c’est une autre histoire, un autre territoire aussi.
    Colonisation, certes, mais dans le pays pas de ségrégation raciale, cette jeune fille sur laquelle on crache parce qu’elle ose aller à l’école, école des blancs !
    En France, c’est une autre histoire même si les conséquences sont sont tout aussi intolérables, même si ça atteint une universalité, celle de la dignité du vivant, au-delà de tous les clivages sociétaux, pathologies des sociétés qui voit leur éclat pâlir : couleur, religion, idéologies…
    Nous devons dénoncer, nous devons rappeler chaque fois que c’est nécessaire les droits inaliénables de chaque individu, ça ne passe pas forcément par la comparaison entre deux violences sociétales mais plutôt un dénominateur commun de tolérance au-delà duquel on ne peut pas aller.
    Merci pour vos articles, ils ont le mérite de provoquer une réaction et donc celui, implicitement, de réfléchir avant de répondre.

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