À Paris, des rochers anti-migrants ?

ARMEND NIMANI / AFP PHOTO

On peut voir à Paris, depuis le vendredi 10 février, de lourdes pierres jalonner le 18ème arrondissement sous un pont abritant des migrants. Un procédé qui a soulevé l’indignation de collectifs. La ville conteste cependant « l’idée d’un dispositif anti-migrants ». 

Dans le 18ème arrondissement de Paris, boulevard Ney, non loin de la station Porte de Clignancourt, la ville de Paris a fait poser des gros rochers. En dessous du pont de la Chapelle, on pourrait presque croire à l’oeuvre d’un artiste contemporain. Mais il n’en est rien. Ces pierres ont été déplacées sous ce pont qui doit prochainement faire l’objet de travaux. Les migrants qui y trouvaient refuge ont, en attendant, été mis à l’abri dans un centre d’accueil de la capitale. 

La réponse de la mairie

La mesure a soulevé l’indignation des collectifs de soutien aux migrants. Mais, dans un communiqué, la ville de Paris réfute les accusations selon lesquelles elle « voudrait sécuriser son espace public avec des pierres ». « Le sujet n’est pas de « cacher » la réalité – celle que des centaines de personnes de toutes nationalités dorment chaque jour dans la rue – mais bien de proposer des solutions durables d’hébergement à celles et ceux qui n’ont pas de toit. C’est la politique et l’objectif que la Ville de Paris mène depuis de nombreux mois, quelle que soit l’actualité médiatique », argumente la mairie.


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