| Communiqué de presse I Par Le Cran |
Le CRAN rencontre la direction de Elle, obtient quelques avancées, mais reste prudent
Dans un article récent, une journaliste du magazine Elle affirmait que depuis l'élection de Barack Obama, "le chic est devenu une option plausible pour une communauté noire jusque-là arrimée à ses codes streetwear". Le CRAN a condamné ces propos méprisants et choquants, et a tenu à rencontrer la direction du magazine.
Le 3 février 2012, Louis-Georges Tin, président du CRAN, a donc rencontré Valérie Toranian, directrice de la rédaction, et a pris acte de ses excuses. Louis-Georges Tin a voulu aller au-delà de Nathalie Dolivo, qui a été mise en cause dans cette affaire : en effet, le problème n'est pas qu'il y ait dans une rédaction une journaliste qui dérape ; cela arrivera sans doute toujours. Le problème, c'est qu'il n'y ait personne parmi tous les relecteurs pour s'émouvoir de cet article, et empêcher sa publication. En d'autres termes, les warnings n'ont pas fonctionné. C'est donc toute la rédaction qui est en cause. Valérie Toranian a reconnu le bien fondé de l'analyse de Louis-Georges Tin.
En conséquence de quoi, le CRAN a présenté un certain nombre de propositions à la direction de Elle, afin de favoriser une meilleure représentation de la diversité dans ses pages et sur ses couvertures, et pour former ses équipes à une vigilance accrue. Ces propositions ont été accueillies avec intérêt, et Valérie Toranian s'engage à faire en sorte que les couvertures puissent désormais être plus respectueuses de la diversité. Cela constitue une première avancée. Sur les autres points de la discussion, une réponse devrait être donnée prochainement, lors d'une nouvelle rencontre, qui aura lieu le jeudi 9 février prochain.
Le CRAN prend acte de ce premier engagement, mais demeure prudent et vigilant. La suite des discussions permettra seule de s'assurer de la sincérité des propos tenus à cette occasion.






















