Présidée par Elisabeth Badinter, la fondation a permis, cette année encore, la concrétisation de nombreuses aspirations. C'est le cas de Rachid Damou, fils d'agriculteurs et passionné d'aviation. « Mes parents n'avaient pas les moyens de financer mon rêve » confie-t-il. Aujourd'hui, parce qu’il a au préalable terminé sa formation pratique, son enseignement théorique va lui être financé.
Certaines vocations arrivent plus tardivement que d'autres: assistante technique dans le BTP pendant dix ans, Chadia Barohenni, 30 ans, souhaite se reconvertir dans la diététique «Ça m'est tombé dessus lorsque j’étais enceinte. J'ai rencontré une diététicienne et ce fut la révélation. J'aimerais d’ailleurs ouvrir mon propre cabinet médical. » La bourse va lui permettre de financer sa deuxième année de BTS. Pleine d'ambition, Chadia annonce l'arrivée prochaine de son site Internet.
Comme le rappelle Elisabeth Badinter, « tous les métiers sont beaux lorsqu'ils s'exercent avec passion ». Un mot qui fait sens pour Charles Bernardoff, autre lauréat, futur game designer. Son but : « faire ressentir à d'autres joueurs ce que j'ai moi même ressenti en jouant ». Il va pouvoir continuer sa formation à l'Isart Digital, la première école diplômante de jeux vidéos reconnue par l’État.
Le hip-hop est aussi à l'honneur avec Chloé Dalibot. Danseuse, elle désire intégrer la Tony Mascot School de Paris. « Le monde du hip-hop est un milieu d’autodidactes. Or je voulais avoir des bases solides de hip-hop afin d'être meilleure pédagogue. Je voudrais être prof et artiste. Je travaille actuellement avec des jeunes dans des structures de quartier. La dimension pédagogique est très importante puisque je veux pouvoir transmettre de vrais savoirs à mes élèves ». L'aide de la fondation va lui permettre d'entrer en deuxième année.
« Toutes formes d’activité, lorsqu'elles sont le fruit d'une passion, s'intègre à notre institution» souligne Jean-Claude Casadesus, parrain de cette 52ème édition. Il fait partie des garants de « l'esprit Marcel Bleustein- Blanchet » pour qui «réussir sa vocation, c'est connaître la joie de vivre dans l'amour de son métier». En 50 ans, la fondation a ainsi permis à 1357 personnes issues de milieux divers, d'assurer la pérennité d'un objectif.
â–º La Fondation de la vocation est ouverte à tous les jeunes français de 18 à 30 ans ayant un projet déjà entamé et dont la continuité semble menacée. La sélection se fait sur dossier uniquement. Une fois les documents remis, un jury composé de journalistes, grands enseignants et savants de différents horizons choisissent les candidats qu'ils jugent les plus intéressants. Pour en savoir plus : www.fondationvocation.org.






















