Entrepreneuriat rime avec isolement. Pour mettre un terme à ce credo, Africangels, société de conseils aux entreprises émergentes issues de la diversité, a décidé de mettre en lumière les entrepreneurs contribuant au dynamisme de la France et au rayonnement de l'Afrique.
Une centaine de créateurs d'entreprises étaient réunis aux Salons Hoche à Paris, le mercredi 23 novembre, lors de la remise du Prix de l'entrepreneur africain de France, parrainé par Claude Bébéar, fondateur d'AXA. Edouard Sanou, grand lauréat, a été acclamé pour sa société en conseil informatique Nexilone et la création de 25 emplois en 3 ans.
Avec 400 dossiers reçus lors de cette première édition, la sélection a été ardue pour le jury. Seuls quatre autres candidats ont été sélectionnés notamment dans les catégories African'Elles, l'entrepreneur du «Cinquantenaire» ou encore Afric Angels.
Pour chaque prix, les experts et chefs d'entreprises ont été avant tout attentifs au caractère innovant et à l'impact social du projet. Premier primé, Adb Haq Bengeloune s'est vu remettre le prix Emergence par Laurence Méhaignerie, présidente de Citizen Capital. «On va pouvoir développer Inoya, notre marque dermo-cosmétique spécialisée dans les problèmes d'hyperpigmentation, au sein de la communauté africaine de Paris», témoigne-t-il.
En outre, les organisateurs tentent d'apporter aux participants une reconnaissance et un réseau de business. Malgré quelques ratés, Nicolas Hounto, Secrétaire Général d'Africangels souhaite renouveler l'expérience en consolidant les appuis financiers et en renforçant les partenariats. «On veut créer un prix panafricain pour montrer que là-bas aussi, l'africain devient un créateur et un pourvoyeur de richesses».






















