Quatre salles de cinéma plus tard, en plein Paris, ce fut son oncle qui le porta, dans ses bras, jusqu'au fauteuil devant l'écran.
Voilà. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer, dans les colonnes de Respect mag, en quoi le fameux « regard des autres » dont on se gargarise à longueur de colonnes politiquement correctes pour parler du handicap, n'est ni plus ni moins qu'un regard paternalo-charitable s'il n'est pas accompagné d'actes concrets.
La seule vraie question est, en l'occurrence : quel regard sur lui-même la société (le réalisateur, les acteurs, producteurs, distributeurs, exploitants de salles) a-t-elle offert, ce jour-là, à ce garçon qui voulait aller au cinéma avec sa copine ?
L'accessibilité obligatoire des salles aux personnes handicapées n'aurait-elle pas dû être un critère sine qua non de distribution d'un film dont l'exploitation s'avère financièrement juteuse ?
C'est bête, hein, comme question. Aussi bête que ce bref reportage sur ce garçon en chaise roulante. Ça joue les trouble-fête, les trouble-grand-messe autour de la bonne cause. À ce jeu-là deux minutes de réalité ça vous flingue une fiction ! Drôle, non ?
Et l'humour dans tout ça ? Alors Omar, SAV, ça serait bien Sy tu me calculais et qu'on s'en touche un mot.






















