Hayder Sahbi et Majdi Bahar, Association La voix de l'enfant, Gabès, Tunisie.
« Au lendemain de la révolte à laquelle nous avons participé activement, nous souhaitions prolonger notre engagement. Au quotidien, je suis administrateur à la caisse d'assurance maladie et les autres membres de l'association sont conducteurs de train et informaticiens. Cela n'a pas tellement de rapport avec nos domaines d'expertises habituels mais si nous avons choisis d'investir le terrain de l'enfance c'est par ce qu'il nous concerne tous.
Les enfants d'aujourd'hui sont les hommes de demain, nous devons les protéger. Nous intervenons dans les services pédiatriques qui ont des besoins spécifiques et manquent cruellement de matériel de première nécessité. De la couveuse au lait maternel déstiné en priorité aux enfants prématurés en passant par les couches.
Nous intervenons également à la frontière lybienne en soutien aux familles tunisiennes hébergeant les réfugiés et qui, vu le contexte, commencent à s'éssouffler. Nous travaillerons prochainement dans des orphelinats où les besoins sont, là aussi, considérables. Nous sommes jeunes et encore peu expérimentés mais nous avons la volonté et la possibilité par notre présence sur le terrain d'intervenir concrètement. Nous sommes aujourd'hui présent pour nouer des partenariats et obtenir des aides qui puissent nous aider à maintenir et développer notre activité. »
« Comme l'a fait remarquer Hayder, notre souhait le plus cher est de continuer à rester sur le terrain. Nous n'avions pas penser à nous féderer avant car les associatifs étaient difficilement dissociables des politiques, ils étaient, soit harcelés, soit adoptés.
Dans les deux cas ce n'était pas très confortable. Cette nouvelle donne nous laisse entrevoir la possibilité d'agir. Seulement malgré toute notre bonne volonté, nous sommes seuls et isolés dans nos campagnes. C'est Isabelle, la présidente de l'association « Enfance espoir » qui nous a informés de ce Forum(Lire notre article à propos du Forum tunisio-français). Je constate que l'essentiel des associations présentes sont majoritairement tunisoises. La province et le sud dont nous sommes originaires sont peu représentés. Ce qu'il nous manque ce sont des gens qui fassent le relais et nous mettent en réseau .
Nous avons besoin de gagner en autonomie mais nous n'y parviendrons pas sans un minimum de collaboration et de soutien organisationnel tant en matière d'expertise qu'en recherche de subventions et de financements. »
â–º voixdelenfantgabes(AT)gmail.com






















