Depuis le 14 janvier 2011, le blog de Mehdi a repris du service : « J’ai posté une quinzaine d’interviews vidéo de personnalités politiques. Une seule question, quatre minutes pour répondre. Gros succès ! » Prochain projet : « Demander à “êtes-vous libres” des journalistes tunisiens »…
Des journalistes dont Mehdi n’attend plus grand-chose. « Après la révolution, certaines chaînes ont recruté des blogueurs, mais les ont formatés ; quel intérêt ? Ce dont la Tunisie a besoin, c’est de médias alternatifs, qui fassent contrepoids, portent d’autres visions et d’autres voix. » En s’appuyant sur les citoyens. « Aujourd’hui, tout le monde, grâce aux moyens de communication, peut témoigner d’une réalité, contester les données officielles. Devenir créateur de contenu, plutôt que simple consommateur, permet de maintenir une pression sur les gouvernants. »
Sans pour autant confondre blog et journalisme : « Le blogueur doit savoir qu’il est dans l’opinion, mais son apport est réel ! Je suis heureux que 78 autorisations de nouveaux médias viennent d’être données ; reste à voir quels en seront les contenus, et le degré d’indépendance par rapport à leurs financeurs, publics ou privés, tunisiens ou étrangers. »
Pour autant, Mehdi connaît les limites du monde virtuel. « Je ne suis pas de ceux qui qualifient les événements de janvier 2011 de “révolution Facebook” : certes, les réseaux sociaux ont facilité l’accès à l’info, ils ont permis la propagation des messages de mobilisation, mais c’est dans la rue que la rébellion s’est jouée, des gens y sont morts. Aujourd’hui, c’est plutôt Internet qui profite de la révolution ! Elle l’a libéré de la censure, a fait exploser le nombre d’utilisateurs… Mais il est temps que les Tunisiens sortent de devant leurs écrans ! Mettre “j’aime” ou partager un lien, ce n’est pas suffisant. Il faut agir, concrètement. »
► Le blog de Mehdi Lamloum: www.pinklemonblog.com





















