Son cursus de droit et langues orientales la prédestinait plutôt à une carrière dans les grandes organisations internationales. Le destin en a décidé autrement. Un attrait pour le monde qui s’exprime aujourd’hui à travers sa carrière dans les médias.
Premiers pas dans le métier : un stage à Canal+ Horizons qui aboutira à un contrat de deux ans. Puis, concours d’entrée pour la radio Monte Carlo Doualiya, filiale de RFI. Samira y fait ses armes de présentatrice : « J’y animais, avec plusieurs chroniqueuses, une émission très innovante en langue arabe ». La jeune femme approfondit son expérience à Radio Orient et Demain TV. L’agence Reuters lui offre la possibilité de réaliser des reportages télé en plusieurs langues.
Multilingue et multimédia
Née au Liban d’un père soudanais et d’une mère égyptienne, Samira arrive à Paris à l’âge de cinq ans. « Je n’avais pas spécialement prévu d’effectuer une carrière dans
la presse, mais j’ai toujours eu de la curiosité pour ce qui m’entoure et pour les gens ». Inclassable, la jeune femme travaille dans plusieurs langues, pour des publics divers, sur des thématiques socioculturelles reflétant sa curiosité intellectuelle : « J’ai besoin de m’amuser, d’apprendre et de ne pas me contenter de lire un prompteur ».
Son avenir ? Pas de plan précis. Samira reste ouverte aux opportunités qui pourraient se présenter, ici ou ailleurs. Sourire : « J’ai travaillé sur Demain TV et France Ô, je souhaite continuer sur des télés françaises. Je suis prête à relever le défi d’un grand rendez-vous sur une chaîne du Paf, mais ce qu’on me propose n’est pas toujours à la hauteur de mes espérances. Du moins si je compare avec les moyens et la notoriété des émissions que je présente à l’étranger. » Car, aujourd’hui, Samira partage son temps entre ses piges pour l’agence Reuters, la présentation sur la chaîne tunisienne Nessma TV d’Envoyé Spécial Maghreb, adapté du célèbre magazine éponyme, et des chroniques très frenchy dans l’émission prime time Zahret el khaleej produite par Péri Cochin pour Abu Dhabi TV.
« Là-bas, le plus drôle est que je suis perçue comme française, sans l’étiquette ‘‘diversité’’ ». La présence, pourtant, d’une femme noire sur les écrans maghrébins doit représenter une petite révolution dans un environnement qui laisse, lui aussi, peu de place aux minorités…« Cela dit, force est de constater que les choses progressent en France. La persévérance des talents de toutes origines a forcé les portes des rédactions ». Un pas qui n’a pas été franchi sans mal, et dont « la progression devrait être encore plus évidente ». En attendant qu’une chaîne française repère, à nouveau, cette talentueuse journaliste parisienne, Samira poursuit une belle carrière de présentatrice à l’international.
Photo: Belka























