Ici c’est chacun pour soi
Au Mexique les autobus fonctionnent comme des taxis. C’est à dire que les chauffeurs en sont les propriétaires, comme d’une voiture. Le service public a disparu, remplacé par un réseau de micro-entrepreneurs. De l’ultra-libéralisme appliqué à la lettre. Résultat : les chauffeurs n’ont pas de salaire fixe et sont payés à la course. Comme si le chauffeur du PC2 à Paris mettait dans sa poche l’argent que vous lui donnez pour le ticket.
Les Mexicains surnomment ces bus les peseros. Ils les utilisent tous les jours pour se déplacer. Quand on arrive dans la capitale, on est frappé. Ils sont pittoresques, sympa avec leur musique, leurs éclairages-néons façon boite de nuit et le catholicisme exacerbé des chauffeurs. De l’exotisme à l’état pur. Sauf que les Mexicains en ont marre : l’ultra-libéralisme a aussi engendré de la pollution, un service de mauvaise qualité, et des bus en piteux état. Et parfois le système peseros est accusé de dérives mafieuses.
►Partie 3 : A Mexico DF, les chauffeurs de bus ont peur de devenir des pauvres






















