Décembre 2010, Liban. Mercy Corps organisait durant deux jours un festival de la culture et du patrimoine au théâtre Tournesol et au musée national de Beyrouth.
A travers le programme Euromed Heritage IV soutenu par l’Union Européenne, Mercy Corps cherche à promouvoir la fierté culturelle et la responsabilité civique des habitants du Liban et de Jordanie envers leur patrimoine matériel (les biens mobiliers, le bâti, etc) et immatériel (les traditions et coutumes, expressions d’une culture).
L'association a su saisir cette belle opportunité de créer et de consolider des ponts entre différentes communautés souvent divisées par des conflits qui nous dépassent.
« Hkili 3an Baladi » a donc été le cadre dans lequel Libanais et Palestiniens de Bourj Al Barjane, de Hseiniyet Al Nabatieh, de Baalbeck et de bien d’autres villes et camps du Liban sont venus « parler de leur pays ». Au programme : visite du musée national de Beyrouth, danses folkloriques libanaises et palestiniennes, cuisine traditionnelle et… atelier dessin.
AsILE et le Quartier Général se sont retrouvés dans la capitale libanaise ce week-end là pour mettre en commun leurs efforts et partager ensemble leur foi dans les initiatives artistiques au service d’un dialogue interculturel. Yasmine (AsILE) et Delphine (Le Quartier Général) ont proposé un atelier dessin dans lequel il est question d’exprimer son identité à travers la connaissance de son patrimoine…
Si la première journée a laissé libre cours à l’imagination des enfants, la deuxième journée du festival a donné lieu à des assemblages pertinents d’éléments du patrimoine libanais et palestiniens : tarboosh, bateau phénicien, nargilé, cèdre du Liban, keffié, oud, danseur de dabké, … ont été représentés avec fierté par les participants (cf. Fig).
Première expérience dans la région pour AsILE et pour Le Quartier Général, Yasmine et Delphine préparent actuellement une nouvelle collaboration, étendue sur une période de trois semaines (janvier-février).
A Beyrouth, c’est dans le quartier de Haret Hreik / Chiah que musulmans et chrétiens pourront réaliser une œuvre collective traitant de l’identité, du regard que ces enfants libanais portent sur leur pays, leur ville et sur leurs origines. A suivre!






















