« Los Corazonegros » constitue la deuxième série de vos Papiers ordinaires. Où en êtes-vous ?
Delphine : On est rentrées du Pérou début août. Sur place, nous avons mené un travail de terrain qui a été rendu possible par les investigations préalables de Maud Delevaux, ethnologue spécialiste des Afro-péruviens.
Vous aviez mis un an à produire votre série sur Les Bouboys. Quatre mois ont suffi pour Los Corazonegros ?
Delphine : Nous présentons à la galerie La Place Forte les premières pièces de la nouvelle série qui ne sera évidemment pas finie. C'est une première présentation et la série sera prolongée dans les mois à venir. De par la technique et le format des pièces, le temps de réalisation est très étiré: pour certains Bouboys, on a passé un mois à les produire ! En février, Élodie retournera au Pérou pour présenter, aux personnes que nous avons rencontrées, les travaux que nous avons réalisés.
Vous avez organisé des ateliers sur place, vous comptez les poursuivre à Paris ?
Elodie et Delphine: Nous travaillons depuis deux mois avec un groupe de 24 enfants du 19ème arrondissement. Véritable table de travail et de réflexion sur l'identité, ces ateliers sont mis en place pour une durée d'un an, en partenariat avec la Mairie de Paris. Les premiers travaux seront présentés pendant l'exposition de janvier.
Avec l'association AsILE, nous avons participé au festival « Hkili 3an Baladi » ou « Parle-moi de ton pays » à Beyrouth, organisé par l'ONG Mercy Corps en décembre 2010. A terme, l'objectif est de lier ces différents ateliers, de confronter ces différentes identités.
Comment vivent ces descendants d’esclaves ?
Elodie et Delphine : Ils forment une communauté historique mais pas culturelle ou politique, bien qu'il y ait des voix afros qui commencent à émerger sur ce terrain. On ne sait pas exactement combien ils sont, les chiffres varient beaucoup : ils représentent sans doute 10% de la population. Par le métissage, ils ont parfois perdu leurs traits « afros » et il s'agit aussi d'une affirmation ou d'une négation de cette identité. Globalement, ces Afro-Péruviens sont discriminés car associés à des problèmes sociaux : pauvreté, criminalité… Leur culture est très présente dans le folklore (danse, musique, cuisine) mais n’apparaît dans aucun musée.
Vous aviez mis un an à produire votre série sur Les Bouboys. Quatre mois ont suffi pour Los Corazonegros ?
Delphine : Nous présentons à la galerie La Place Forte les premières pièces de la nouvelle série qui ne sera évidemment pas finie. C'est une première présentation et la série sera prolongée dans les mois à venir. De par la technique et le format des pièces, le temps de réalisation est très étiré: pour certains Bouboys, on a passé un mois à les produire ! En février, Élodie retournera au Pérou pour présenter, aux personnes que nous avons rencontrées, les travaux que nous avons réalisés.
Vous avez organisé des ateliers sur place, vous comptez les poursuivre à Paris ?
Elodie et Delphine: Nous travaillons depuis deux mois avec un groupe de 24 enfants du 19ème arrondissement. Véritable table de travail et de réflexion sur l'identité, ces ateliers sont mis en place pour une durée d'un an, en partenariat avec la Mairie de Paris. Les premiers travaux seront présentés pendant l'exposition de janvier.
Avec l'association AsILE, nous avons participé au festival « Hkili 3an Baladi » ou « Parle-moi de ton pays » à Beyrouth, organisé par l'ONG Mercy Corps en décembre 2010. A terme, l'objectif est de lier ces différents ateliers, de confronter ces différentes identités.
Comment vivent ces descendants d’esclaves ?
Elodie et Delphine : Ils forment une communauté historique mais pas culturelle ou politique, bien qu'il y ait des voix afros qui commencent à émerger sur ce terrain. On ne sait pas exactement combien ils sont, les chiffres varient beaucoup : ils représentent sans doute 10% de la population. Par le métissage, ils ont parfois perdu leurs traits « afros » et il s'agit aussi d'une affirmation ou d'une négation de cette identité. Globalement, ces Afro-Péruviens sont discriminés car associés à des problèmes sociaux : pauvreté, criminalité… Leur culture est très présente dans le folklore (danse, musique, cuisine) mais n’apparaît dans aucun musée.
► Expo « Los Corazonegros » du 6 au 22 janvier 2011 (dans le cadre du Festival Transgens), à la galerie La Place Forte, 8 passage des Gravilliers, 75003 PARIS. 01 42 71 20 31





















