« Partout où il y a de l'espoir, je tente. Si il y a 1 % de chance pour réaliser ce que je veux, je la saisis. » La motivation, la passion, c'est ce qui a poussé Rachid Maalem à solliciter la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet.
Issu d'une famille nombreuse modeste, ce trentenaire natif de Bobigny a toujours eu le goût des études. Après une licence de gestion, il intègre l'entreprise Renault, et découvre sa véritable vocation: « Je me suis passionné pour la logistique, le flux physique. Pas seulement le transport, mais également la construction, la méthodologie. »
Pour accéder à un poste de logisticien, Rachid doit compléter sa formation par un master. Admis sur concours à l'Institut Supérieur de Logistique Industrielle, le jeune homme ne peut néanmoins pas assumer les 16 600 euros de frais de scolarité. « J'ai écrit partout pour décrocher des bourses, mais j'ai essuyé de nombreux refus. Je ne voulais absolument pas intégrer le fait que c'était fichu, et renoncer à ma vocation pour des problèmes d'argent. »
Un Plan Epargne Logement pour financer sa formation
Pour financer son premier module, Rachid et sa femme décident alors d'utiliser leur Plan Epargne Logement. « Nous étions même prêts à faire crédit. C'est un réel engagement personnel. D'ailleurs, je n'ai pas pris un seul jour de vacances avec ma femme pendant trois ans. »
N'ayant plus les ressources suffisantes pour payer son second module, il entend parler de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet par un ami. « Je me suis dit qu'il devait y avoir une sélection énorme mais j'ai décidé de présenter un dossier de bourse. J'ai passé un week-end entier à le rédiger à la main, et j'y ai bien exposé toutes mes difficultés. Quand on m'a annoncé que je faisais partie des lauréats, je n'y croyais pas ... »
Désormais libéré de cette lourde contrainte financière, Rachid aborde plus sereinement la fin de ses études. Et pense déjà à sa future insertion professionnelle. « Il y a une forte demande pour des postes de logisticien qualifié dans l'industrie. L'avantage ? Toutes les grandes entreprises ont un secteur logistique. Je me verrais bien dans le milieu aérien. »
En attendant, le jeune homme continue également son activité bénévole dans une association d'éducation à la citoyenneté. « J'essaye de dire aux jeunes, à travers mon exemple, qu'il ne faut pas abandonner trop vite. On ne se bat pas aussi longtemps que l'on devrait. »
Photos: Darnel Lindor
► En savoir plus sur la Fondation pour la vocation: www.fondationvocation.org






















