Madame Amara met enfin en œuvre sa fonction de secrétaire d’état à la politique de la ville et celle-ci commence maintenant avec une action d’une très grande importance..
Cette initiative, attendue par les banlieues, va sûrement être déterminante dans l’amélioration de la situation de milliers d’habitants des quartiers populaires et en particulier des jeunes.
Quant à Monsieur Besson, venu lui prêter main-forte dans cet exercice périlleux, il ne fait que poursuivre avec acharnement l’idée, qu’en banlieue, le problème, c’est d’abord l’islam et rien d’autre.
Heureusement qu’une poignée de femmes s’est promenée en Burqa dans notre pays pour donner enfin à Fadela Amara un brin de réjouissance dans sa fonction de Ministre.
"Je suis très fière que mon pays ait été l'un des premiers pays à porter cette loi, qui est une loi juste, une loi qui protège les femmes, notamment les femmes des quartiers et les femmes les plus fragiles de notre pays, sans distinction aucune" nous dit-elle ! Et son seul regret, ajoute-t-elle, reste que certains représentants de l'Assemblée nationale n'aient pas eu le même courage que nos sénateurs plus unanimes dans la défense des valeurs de la République.
Ce n’est peut-être qu’une histoire de remplissage d’agenda car il fallait trouver une occupation à la secrétaire d’Etat qui voit la préparation des obsèques de la politique de la ville se profiler. Sans compter qu’à défaut d’un plan Marshall, un plan d’explication de la loi contre le voile peut faire l’affaire. L’important est d’occuper le terrain médiatique et nourrir ses camarades d’actions susceptibles de rassasier les électeurs un peu plus à sa droite de l’UMP.
Mais de qui se moque-t-on ?
Chômage des jeunes, formation professionnelle, lutte contre l’échec scolaire, désenclavement des quartiers, renforcement des transports, prévention de la délinquance, soutien à la parentalité, accès aux soins, discriminations… : cliquez, poubelle ! C’est ainsi que l’on peut lire à quel point les difficultés que connaissent nos banlieues sont prises au sérieux.
Comme si dans les quartiers la population attendait de pied ferme des explications sur la loi contre le voile. En plus, le thème a non seulement un goût de réchauffé et ne concerne qu’une minorité.
A court d’actions significatives, le gouvernement nous promet une révolution ; voter des lois et faire le tour de la France pour en expliquer les bienfaits.
Peut-être que pour la réforme des retraites, le planning est établi ; nous allons voir débarquer dans nos villes, des soldats de l’UMP, venir nous expliquer pourquoi cette réforme est bonne pour nous.
On fait, on discute après ! Ça s’appelle de la dictature participative !
Quant aux banlieues, on ne fait pas, on ne discute pas ; ça s’appelle du mépris !