« Mais t'inquiète, j'ai de la ressource, mon frère. Je viens d'une cité où partout, jusque dans les endroits les plus obscurs, tout se crée et se recrée... »
Années 70, Banlieue-en-France, une bande de potes grandit ensemble. Nadia, Idir, Katerina, Marie-Jo, Fatou et Nico sont inséparables depuis leur plus jeune âge. Dans ce groupe, quatre femmes et quatre paroles. Quatre histoires différentes mais bouleversantes. L'amour mixte, l'excision, l'homosexualité, le tout entre les murs de la cité. Des thématiques fortes. « Il s'agit de sujets qui me touchent en tant que femme. Je trouve qu'il y a une régression dans le dialogue et la tolérance », explique Flo Jallier.
Au gré du récit, les blessures se dévoilent, les souffrances se font peu à peu la malle. Le tout porté par des voix féminines. Ce choix n'est pas un hasard. L'auteur, très sensible aux problèmes qui touchent les femmes, ne se revendique pas pour autant féministe : « Je ne suis pas une activiste mais je respecte profondément le féminisme. Je soutiens celles qui se battent et se sont battues pour la cause des femmes. Quand l'une d'entre nous est insultée, je me sens insultée ».
L'écrivain signe avec Les filles ne mentent jamais, son premier roman. Elle fait partie d'une génération d'auteurs dits urbains. Rachid Djaïdani, Mohamed Razane, Faïza Guène, des noms qui résonnent de plus en plus mais pas assez pour Florence : « La littérature contemporaine n'a pas encore bien pris en compte toute la mesure de son métissage littéraire. Autrement dit, il faut que la littérature s'ouvre à d'autre horizons. »
Les filles ne mentent jamais de Flo Jaillier, aux éditions Sarbacane. Collection Exprim'





















