« Enorme ». « Une chance incroyable ». Aristote, Azdine, Fatma et Yohaline n’en reviennent pas. Ils sont les quatre heureux « envoyés spéciaux » de Stade Sup, sélectionnés pour partir en Afrique du Sud pendant la Coupe du monde de foot, du 11 juin au 11 juillet prochains. Objectifs pédagogiques : découvrir un pays, une culture, apprendre à gérer un projet, appréhender les techniques de communication et s’ouvrir au monde. Objectifs pratiques : réaliser des vidéos et des interviews pour le blog et YouTube, alimenter une rubrique quotidienne sur lemonde.fr et un journal sur Facebook et Twitter.
Stade Sup, c’est quoi ? « Un programme qui permet aux jeunes issus de ZEP et ZUS de découvrir les techniques du multimédia et de l’audiovisuel à travers des ateliers pédagogiques, expique Pierre Mba, responsable du projet et des partenariats au sein de l’association Diambars. Le tout, en lien avec les métiers du foot et les matières habituelles de leur cursus ».
En deux ans, 115 jeunes y ont participé. Yohaline, 17 ans, s’est fait remarquer durant les ateliers de l'asso. Actuellement en 1ère bac pro commerce, elle veut passer le concours de la gendarmerie. Joueuse de rugby, ancienne championne d’Île-de-France de saut en longueur, « la Coupe du monde n’est pas ma première motivation pour aller en Afrique du Sud. J’y vais plus pour le pays et le voyage ! »
Ce projet - soutenu par Ranstad, Geodis ou le Stade de France - fait la fierté de Jimmy Adjovi-Bocco, ancien footballeur au Racing Club de Lens et cofondateur de Diambars (avec Patrick Vieira, Bernard Lama et Saër Seck). Son credo : « La limite, c’est le ciel. Faites ce dont vous avez envie, jetez-vous à l’eau, on est là pour vous aider ! ». Son association existe depuis dix ans. Elle met sur pied, en Afrique, des programmes Sports & Etudes pour réconcilier des ados fachés avec le bahut. La première « école de foot » a ouvert au Sénégal en 2003, la deuxième en janvier en Afrique du Sud. Elles accueillent cinq promos de 20 jeunes de 13 à 18 ans. « Ils adulent les footballers. Notre pouvoir d’influence doit servir à quelque chose de positif ». En Afrique, comme en France.
Voir leur blog : stadesup.blog.lemonde.fr/





















