Adapter la solidarité au public considéré : l’exemple du handicap
L’égalité républicaine serait « donner la même chose à tous », mais avons- nous les mêmes besoins ? Sommes-nous mathématiquement égaux ? Une évidence : les handicapés sont différents, mais sont-ils tous pareils ? L’égalité est une égalité de moyens : chacun doit pouvoir se développer correctement et vivre décemment. Dans le traitement des individus, il ne faut pas décréter un principe général mais une intelligence collective. La loi doit forcer l’écoute du besoin individuel. Les objectifs sont partagés : se socialiser, travailler, s’épanouir... Les moyens doivent être adaptés. En préconisant l’intégration scolaire des enfants handicapés, la loi de 2005 impose un moyen. Un enfant sourd utilisant la langue des signes ne peut s’y épanouir. Ses besoins pédagogiques sont différents et il a besoin de côtoyer d’autres sourds pour construire son identité. Pour être à l’aise avec les entendants, il doit être au clair avec lui-même. Socialiser ne veut pas dire mélanger. C’est ainsi que l’association Apes à Lille a permis l’ouverture d’une classe d’enfants sourds en langue des signes, intégrée à une école classique. On combine ainsi la prise en compte pédagogique de la spécificité de l’enfant sourd, et la mixité, avec la proximité des enfants entendants. La force de la vie est dans sa capacité d’adaptation, la force d’une société est du même ordre. Si elle se fige, elle meurt.
Simon Houriez, fondateur de l’association Signes de sens
En savoir plus I Télécharger gratuitement l'Appel (sans les propositions) au format pdf .
Appel seul : 2,50 € (frais de port compris)
contact : philippe.morlhon@presscode.fr






















